FORMULES DE BAINS SULFUREUX ARTIFICIELS
Bain de Barèges du Codex :
Monosulfure de sodium cristallisé. .. . 60 grammes.
Carbonate de soude sec 30 —
Chlorure de sodium sec 60 —
Pour un bain.
On fait les bains de- Barèges artificiels avec une dissolution de sulfures de potasse, de soude et de chaux, à laquelle on ajoute une solution de gélatine, dans l'intention de remplacer, autant que faire se peut, la barégine naturelle que la chimie n'est pas encore parvenue à imiter. — En voici deux formules :
Tf Sulfure de sodium j 0Jtrt
Solution saline gélatineuse du Codex. i J*° grammes-
Faire dissoudre dans 8 ou 10 litres d'eau et ajouter à l'eau du bain :
Trisulfure de potassium solide 100 grammes.
Gélatine concassée 2f>0 —
Pour un bain.
SUPÉRIORITÉ DR LA lîALNÉATlON THERMALE SULFUREUSE.
et de la classer, no joue souvent qu'un rûle très accessoire dans la médication balnéaire. N'est-ce pas là ce qui fait que tant d'eaux, d'une nature chimiquement différente, réussissent contre les mêmes élats morbides? C'est ce qui est arrivé pour la syphilis. Néanmoins les thermes sulfureux, quand il s'agit d'elle seule, l'emportent de beaucoup sur tous les autres.
Parmi les conditions salutaires qui donnent à la balnéation thermale une si incontestable supériorité sur la balnéation ordinaire, il faut mettre quelques propriétés intrinsèques qu'on ne peut pas imiter, l'électricité, par exemple, qui se dégage de certaines décompositions; sans compter des principes très complexes, tout à la fois organiques et minéraux, qui possèdent pour ainsi dire une sorte de vie sourde, élémentaire, dont l'énergie curative est très au-dessus de ce que pourrait faire supposer leur analyse quantitative et même qualitative.
Et puis, prenez aussi en considération les changements si favorables à la santé générale, qui se trouvent en dehors de la balnéation elle-même, et qui ont souvent une part aussi grande qu'elle à la guérison : la pureté de l'atmosphère, l'altitude, l'exercice au grand air dans de beaux sites, les distractions, le renoncement à de mauvaises habitudes hygiéniques, le repos intellectuel, un état d'âme où se trouvent la confiance, l'espoir, le ferme dessein de mettre à profit, dans toute la mesure du possible, les sacrifices onéreux qu'on s'impose, etc., etc.
Aussi quoi d'étonnant à ce que des thermes qui n'ont en euxmêmes aucun agent spécifique contre la syphilis, l'améliorent quelquefois sans le secours du mercure et de l'iodure de potassium'?
11 est rare cependant qu'on ne traite la syphilis qu'avec des eaux minérales. Ceux même qui les ont à leur portée ne s'y aventureraient pas. Les médecins les plus enthousiastes de leurs stations thermales respectives conseillent tous le traitement antisyphilitique proprement dit avant, pendant ou après la cure hydro-minérale. Je parle de nos médecins français.
Quelques-uns, à l'étranger, n'observent pas la même réserve prudente dans la véritable portée curative de leurs eaux eu égard à. la syphilis. Ainsi, M. le l)r José Salgado attribue aux eaux de Carratraca (Andalousie), la propriété de guérir la syphilis, et cela d'une façon durable sans l'action spécifique du mercure. H y a
I. Les cas de malades guéris de leur syphilis par Les eaux Ihermo-minérales seules ne raanquenl pas, Mais n'y en a-l-il pas aussi qui se débarrasscni de Mauriac. 23