WILLIAM WALLACE DÉCOUVRE L'IODURE DE POTASSIUM
jusqu'alors inconnus. Riehond «les Brus eL Brera proposèrent l'induré do mercure intérieurement et extérieuiïeineml contre la syphilis, les bubons et même la blennorrhagie. Vers 1825 e1 1830, Biett et Lugol eurent, dit-on, l'idée d'associer, à l'hôpital Saint-Louis, l'iode au mercure dans le traitement de la syphilis. Toutes ces tentatives avaient été timides et insuffisantes.
I. C'estàWallace, que revient l'honneur d'avoir découverlle second spécifique de la syphilis. Ce spécifique est l'iodure de potassium. Il l'employait contre l'iritis et les syphilides cutanées, et en donnait 2 grammes par jour dans une solution. Ce précieux remède eut la bonne fortune de conquérir du premier coup l'assentiment de tous les praticiens, et d'avoir pour lui le puissant patronage de Ricord, qui contribua plus que personne à mettre son efficacité en lumière et à préciser ses indications. 11 vit tout d'abord que l'iodure de potassium n'était point appelé à détrôner le mercure, et que, s'il était doué d'une spécificité aussi grande que lui, elle s'adressait plus particulièrement à certaines manifestations de la syphilis, à celles qui sont tardives, profondes et d'ordre tertiaire.
Aucune objection sérieuse ne s'éleva contre ce précieux médicament. On combina son emploi avec celui du mercure; on délimita nettement leurs attributions respectives ; on vit jusqu'où on en pouvait pousser les doses sans porter préjudice aux malades. Son administration, beaucoup moins dangereuse que celle de l'hydrargyre, était d'un maniement plus facile. Le maximum de 2 grammes par jour, fixé par Wallace, fut rapidement dépassé.
Ricord en donnait jusqu'à 6 grammes quotidiennement. On alla beaucoup plus loin que lui, sans que ces excès inutiles soulevassent, comme ceux du mercure, aucune réprobation. Il y a peu de remèdes qui se soient installés dans la thérapeutique avec une autorité aussi rapidement consacrée par la promptitude des effets curatifs. Comment n'aurait-il pas gagné tous les suffrages, quand on le voyait faire disparaître, en quelques jours, les plus grosses et les plus dangereuses lésions de la syphilis invétérée ?
II. Cette grande conquête dans Le traitement de la syphilis éclipsa et relégua bien loin dans le passé toutes les tentatives des chercheurs de spécifiques. Vers 1800, Alyon et Beddocs proposaient en même temps l'oxygène et l'acide nitrique. On donna même L'opium à haute dose comme spécifique. On était revenu à L'or, en se souvenant que Gervais Uçay l'avait employé au seizième siècle; gaie,