CURE MIXTK DANS LUS SYPHILIS RÉCIDIVANTES UT GRAVES
eieuses sont ces eaux. Outre leur action stimulante et modificatrice sur l'organisme, ne lui confèrent-elles pas encore la faculté de ressentir et. de développer beaucoup mieux qu'il ne Je faisait auparavant l'action curative du mercure, aux mêmes doses, ou bien d'en tolérer de plus considérables sans en éprouver aucun dommage? Ce qu'il y a de plus singulier, c'est qu'elles mettent quelquefois en œuvre le traitement antérieur et rendent à la circulation les stocks d'hydrargyre inutilement emmagasinés dans les tissus. Aussi, il n'est pas nécessaire d'organiser contre ces syphilis une stratégie violente et compliquée de médication spécifique, pendant une saison balnéaire. La cure se fait à peu de frais, du moins comme médicaments.
C. Il n'en est pas de même dans d'autres conditions infectieuses qui réclament, elles aussi, encore plus impérieusement que les précédentes, la balnéation thermale sulfureuse. Je veux parler des syphilis à déterminations passées ou actuelles, graves, dangereuses, qui frappent à coups redoublés, sont subintrantes ou toujours en imminence de retours offensifs. Celles-là, comme les précédentes, mais avec une puissance nocive infiniment plus grande à tous les points de vue, se placent, pour ainsi dire, hors des atteintes de la médication spécifique ou ne les subissent que pour un moment et rentrent vite dans le courant presque ininterrompu de leur irrésistible malignité.
Là il faut une secousse encore plus puissante pour modifier l'organisme et lui rendre tout le ressort de réaction dont il a besoin. Qu'on ne craigne pas de mettre en œuvre les nombreuses ressources de la balnéation sulfureuse, mais qu'on profite de la rénovation qu'elle apporte pour faire rendre à la médication mercurielle le maximum des intensités curatives.
Ce jeu n'est-il pas dangereux? Faut-il s'aventurer à la légère dans d'aussi violentes entreprises de cure mixte à haute pression? Assurément non. Il faut toujours agir avec une grande circonspection. De grandes témérités dans ces deux sens ont souvent trouvé leur justification dans l'excellence des résultats. Je conseille cependant de ne pas trop s'y fier. J'ai parlé plus haut des effets néfastes qu'avaient produits, dans bien des cas, les excès de la balnéation thermale. Qu'on se tienne donc sur ses gardes.
D. D'autres conditions dans lesquelles nous n'avons pas à observer tant de ménagements, sont celles où il s'agit moins de la syphilis elle-même que de son traitement. Il y a des sujets qui ne sont malades que par l'hypormercurialisalion qu'on leur a infligée ou