D'ANIMAUX RÉFRACTÂMES A CETTE INFECTION
« Qu'importe, au surplus, dit M. Fournier ! Qu'elles soient favorables d'une façon ou d'une autre, soit par une action microbicide, soit par une simple iulluence de tonicité rendue à l'organisme, ce résultat n'en est pas moins précieux pour les malades et utilisable pour la thérapeutique. » [Trait, de la Syph., p. 465).
Pour que les expériences thérapeutiques avec les injections de sérum animal, dans le traitement de la syphilis, eussent une réelle valeur, il faudrait en faire aussi de comparatives avec d'autres liquides ou avec du sérum humain pris chez des personnes bien portantes. Il est probable qu'on obtiendrait les mêmes résultats de reconstitution générale. Je ne crois pas que le sérum des animaux améliore .l'état des syphilitiques, parce que ces animaux sont réfractaires à la syphilis. Ce serait là le point le plus curieux à constater et le plus fécond pour l'avenir; car, s'il était démontré que ce sérum possède sur les autres liquides une supériorité incontestable, on pourrait peut-être trouver en lui un agent précieux de vaccination.
II. C'est bien une sorte de vaccination que M. le professeur Celso Pellizzari (de Pise), a eu en vue dans ses recherches qu'il a brièvement exposées au Congrès international dermotologïque de Vienne sous ce titre : Concetto informativo dei alcuni tentativi di attenuazione délia siphilide.
« Le système que j'ai suivi, dit-il, diffère essentiellement de celui qui a été exposé par mon collègue le professeur Tommasoli, car tandis qu'il caresse l'idée de pouvoir conférer à l'homme une résistance spéciale en injectant du sérum sanguin d'animaux réfractaires à la syphilis, j'ai pour objectif de combattre l'agent virulent, au moyen de ses produits chimiques, syphilo-toxine ou antitoxine. »
C'est pour attaquer directement le principe virulent que M. Pellizzari a institué ses expériences d'hémothérapie. Il nous donne surtout la conception, le programme et le modo d'application de sa méthode. — La conception, c'est qu'un organisme sain peut, en recevant peu à peu les 'produits toxiques du virus syphilitique, acquérir ou une immunité complète ou une plus grande résistance contre les attaques du virus lui-même.
« Ma ligne de conduite, dit M. Pellizzari a éLé d'essayer, dans une première série d'expériences, sur des sujets atteints d'une syphilis primitive très récente, la vertu du sérum sanguin, recueilli chez des syphilitiques arrivés aune période variée de leur maladie, pour voir si les phénomènes secondaires, que nous avons le droit <!<• regarder comme plus étroitement liés à l'action loi n lu du virus, retarderaient dans leur appari-