‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 299 sur 610 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Nécessité de traiter très vigoureusement et pendant plusieurs mois la syphilis généralisée durant ses premières manifestations. Le traitement doit dépasser, comme énergie, l'indication matérielle fournie par les accidents pris en eux-mêmes. — Excès à éviter dans cette voie. Nécessité d'interrompre plus tard le traitement pour éviter l'accoutumance. Se régler autant que possible sur le retour d'activité de la diathèse pour revenir au traitement. — Paradoxes thérapeutiques au sujet des traitements successifs et intermittents. Accidents d'où résultent les principales indications. — Indications fournies par des circonstances étrangères à la maladie. — Stratégie thérapeutique relative au traitement ioduré. — Ses principales indications. Difficultés que présente le traitement pour ses doses et l'époque de ses reprises, quand il n'existe et ne se reproduit aucune manifestation.

I. Lorsque l'imprégnation de toute l'économie est devenue indéniable, tout le monde est d'avis, sauf les abstentionnistes, dont le nombre est de moins en moins grand, qu'il faut intervenir énergiquement. Tout nous y pousse. Les indications se multiplient et s'imposent de plus en plus, à mesure que la maladie infectieuse élargit le champ de son action et y fait apparaître, tout à coup ou successivement, et à des intervalles très rapprochés, cette grande variété de déterminations qui donnent à la période secondaire un caractère si remarquable de fécondité morbide.

Toutes ces déterminations exigent impérieusement le traitement mercuriel. Il faut donc l'instituer, si ce n'est déjà fait, dès qu'elles apparaissent, le reprendre si on l'a interrompu, et le pousser avec activité et énergie, sans craindre de dépasser les indications que nous fournissent les accidents pris en eux-mêmes.

La plupart d'entre eux, dans les formes mitigées de la maladie, qui sont aujourd'hui les plus communes, ne nous donnent pas, en effet, la mesure exacte de ce que nous devons faire. Il y en a qui sont éphémères, superliciels, h peine perceptibles, et qui guérissent spontanément. La santé générale reste indemne. Si les malades ne savaient pas qu'ils sont infectés dangereusement el pour longtemps, beaucoup plus que ne le feraient supposer les apparences, la plupart n'auraient aucun souci de ce qui leur arrive. C'est sur ce fait assez commun que se fonde l'abstentionnisme '.

1. Aujourd'hui, parmi 1rs syphilio graphes ayant une légitime autorité, il y

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