‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 302 sur 610 · JG INTERRUPTION DU TRAITEMENT POUR ÉVITER L'ACCOUTUMANCE · texte numérisé non relu

JG INTERRUPTION DU TRAITEMENT POUR ÉVITER L'ACCOUTUMANCE

cette surabondance de conseils, une exagération un peu puérile, qui dépasse le but ou bien ne l'atteint pas?

IV. Tout précepte absolu, alors même qu'il reposerait sur une base indiscutable, courrait risque de conduire à une pratique nuisible, s'il était rigoureusement suivi dans tous les cas. Cependant il y en a un qui ressort de ce fait que l'expérience a mis en lumière depuis des siècles et dont nous avons la démonstration tous les jours : c'est que l'organisme s'accoutume à tout ce qui peut lui être utile ou préjudiciable, aux médicaments, par exemple, comme aux agents les plus toxiques. Pour ces derniers, rappelezvous la légende de Mitbridate. Il est certain que l'action thérapeutique d'un remède quelconque finit, avec le temps, par s'émousser peu à peu, jusqu'à devenir à peu près nulle, si on en prolonge indéfiniment l'administration. Nos deux spécifiques contre la syphilis n'échappent pas à cette loi. Aussi est-il nécessaire de les revivifier, à des intervalles plus ou moins éloignés, en cessant de les donner.

Quelle sera la durée de ces intervalles? Elle est fort difficile à apprécier, d'autant plus que l'accoutumance est très variable, suivant les individus. On en rencontre, chez lesquels le mercure entre en œuvre presque immédiatement, comme l'attestent ses effets curatifs et trop souvent aussi ses effets toxiques. Par contre, il y en a d'autres qui restent à son égard, pendant des jours, des semaines et même des mois, dans un état d'inertie désespérante. Il ne peut pas mordre sur eux.

C'est surtout chez ces derniers qu'il est indispensable, pour obtenir une action curative, d'aller très vite aux fortes doses et de fragmenter souvent la médication par quelques jours de repos. J'ai remarqué que ces intervalles n'ont pas besoin d'être très considérables au début de la syphilis. Deux circonstances nous les désignent : la première, c'est l'apathie de l'organisme, et la seconde c'est la succession des accidents eux-mêmes. Il existe toujours entre eux quelques périodes d'accalmie. La syphilis, si elle est continue comme dialbôsc, ne l'est pas dans ses manifestations. Elle procède toujours par poussées'.

1. La succession des poussées, la durée de ces poussées et la durée des intervalles qui les séparent, telles doivent, être les circonstances matérielles du processus les plus propres à nous inspirer dans la succession et l'intermittence des diverses cures partielles, dont l'ensemble constitue le traitement total de la syphilis. Il y a donc aulre cliose que l'accoutumance à considérer.

M. Finger, en étudiant la syphilis abandonnée à elle-même, a remarqué que

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