‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 309 sur 610 · PRINCIPALES INDICATIONS DANS LA PICHIODE SECONDAIRE · texte numérisé non relu

PRINCIPALES INDICATIONS DANS LA PICHIODE SECONDAIRE

Entre les nombreuses manifestations qui se produisent alors, il est tout naturel de prendre les syphilides exanthématiques pour servir do base à notre intervention. Ne forment-elles pas, en effet, le centre des indications thérapeutiques ? Ce sont elles qui doivenl nous guider pour la durée et le mode du traitement mercuriel. Et quand je dis syphilides, j'entends celles qui se développenl sur la peau, car les éruptions de plaques muqueuses, les éruptions mucoso-cutanées ont beaucoup moins d'importance comme indications du traitement interne, puisqu'elles ne sont souvent qu'un phénomène circonscrit, régional, qui relève principalement de la médication topique.

Il faut donc suivre pas à pas, surveiller avec la plus grande attention les syphilides sèches, exanthématiques, généralisées, et les attaquer plus ou moins vigoureusement par le mercure, suivant leur confluence et leur intensité. On interrompra la médication hydrargyrique dès que les éléments éruptifs seront flétris et effacés.

On ne doit point prendre pour mesure du traitement la persistance de l'induration chancreuse et des adénopathies primitives ou secondaires, non plus que les éruptions de plaques muqueuses qui se produisent çà et là au pourtour des orifices. Dans l'ensemble des manifestations, ces accidents sont d'un ordre inférieur et cèdent le pas aux grandes syphilodermies cutanées.

VII. Ce qui précède s'applique aux cas les plus ordinaires et n'embrasse que la première année de l'évolution. Passé ce délai et même avant, il y a beaucoup de patients chez lesquels la maladie semble épuisée, guérie ou réduite à un état de latence inoffensive qui persiste indéfiniment. Vous en verrez chez lesquels tout se borne à une petite roséole et à quelques plaques muqueuses. C'est en pareil cas que commencent les incertitudes et les divergences qui ont donné lieu à tant de discussions.

Une fois que le traitement spécifique a fait justice complète, pendant un an ou deux, de toutes les manifestations, faut-il le reprendre uniquement en vue de la dialhôse ou maladie latente ? Oui, car, bien que. le malade soit actuellement indemne, il est probable qu'il est encore exposé à de nouveaux accidents, et peut-être les spécifiques auront-ils quelque influence pour les prévenir. Nous n'en savons rien d'une façon positive. Mais l'hypothèse est assez plausible pour autoriser la succession des cures, d'autant plus

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