‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 315 sur 610 · ET DOIT VARIER SUIVANT LES SYPHILIS · texte numérisé non relu

ET DOIT VARIER SUIVANT LES SYPHILIS

lisor, la rendre inoffensive, la guérir ou du moins lui donner toutes les apparences de la guérison ?

Ainsi posée d'une manière générale, celte question est à peu près insoluble. Il est clair que la durée du traitement sera très variable suivant les syphilis. La maladie, en effet, bien qu'âme dans son essence, se présente avec des allures très différentes, qui dépendent de l'intensité, du nombre de ses manifestations, de l'intervalle qui les sépare, de leur aptitude à se guérir ou à résister, et d'une multitude d'autres conditions dont il faut tenir grand compte dans nos calculs chronologiques pour la durée du traitement.

I. Prenons quelques types extrêmes. Il y a des syphilis superficielles, éphémères, qui semblent effleurer plutôt que pénétrer l'organisme. Tout se borne avec elles, après une syphilis primitive très courte, à quelques taches de roséole vite effacées et à une ou deux poussées de plaques muqueuses. Puis, plus rien.

Il y en a d'autres, au contraire, qui, sans être très dangereuses par les accidents qu'elles produisent çà et là sur les divers points de l'organisme, n'en finissent pas et récidivent sans cesse, avec une obstination désespérante, sous forme de poussées presque subintrantes, généralisées ou circonscrites, capricieuses, disséminées, irrégulières ou fixes. Presque toujours elles font choix d'une région et ne la quittent plus. J'en ai vu de nombreux exemples. Sans compter les personnes qui ont constamment des plaques muqueuses, on en rencontre dont quelques points de la peau sont, pendant des années, attaqués par le même mode d'éruption. Une de mes clientes a eu durant 5 ans, et deux ou trois fois chaque année, une éruption de larges plaques cutanées et éminemment spécifiques, sur la nuque, à la racine dos cheveux. Malgré le traitement qu'elle supportait très bien et qui agissait assez vite, cette malencontreuse éruption ne s'en reproduisait pas moins fatalement. Et combien d'aulres exemples semblables ne pouriais-je pas citer? Sans doute ils ne sont pas très communs dans la période secondaire, ou plutôt avec les accidents d'ordre purement secondaire; mais ne constituent-ils pas la majorité quand la maladie est devenue tertiaire ? Et même n'observons-nous pas quelquefois des syphilis à manifestations superficielles, résolutives qui se prolongent beaucoup au delà du terme qu'on assigne d'ordinaire à la seconde phase de l'infection? En pareil cas, le traitement n'a pas de limites.

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