‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 329 sur 610 · TRAITEMENT DES SYPHILIS PRIMITIVES SANS INFECTION CONSÉCUTIVE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES SYPHILIS PRIMITIVES SANS INFECTION CONSÉCUTIVE

Haslund, EhlerSj Taylor on ont également observé des cas typiques.

S'agit-il là d'une simple anomalie d'hyperplasic locale sans aucune virulence, ou bien faut-il y voir une syphilis qui avorte el ne peut pas aller au delà de cette première phase de son processus, bien qu'elle en ait largement rempli tout le programme? — Tant qu'on n'aura pas découvert dans la lésion initiale le microbe pathogène qui constitue sa spécificité, ou bien vérifié sa source el constaté sa contagiosité, il est évident qu'on ne saura jamais à quoi s'en tenir. M. Besnier nous dit qu'il est possible que certains individus, comme les animaux, présentent dans leurs solides et leurs liquides quelques conditions qui les rendent réfractaires à la germination du virus syphilitique. — Mais alors pourquoi ont-ils la syphilis primitive? Il est inutile de faire des hypothèses qui ne prouvent rien. J'aime beaucoup mieux envisager celte anomalie au point de vue pratique.

Eh bien, il est incontestable que le nombre de ces cas, en admettant, bien entendu, qu'ils soient tout à fait authentiques, est trop infime pour que nous en devions tenir compte dans le traitement. Ils ne sont pas pour moi un argument sérieux contre notre intervention active dans la syphilis primitive, d'autant moins que nous rencontrons parfois des cas où la généralisation de la syphilis ne se montre que fort tard, sous forme d'accidents tertiaires, soit parce que la période secondaire a été supprimée, soit parce qu'elle a été si insignifiante qu'elle a pu échapper aux investigations les plus attentives. De nouveau, je pose en principe que tout syndrome primitif complet et d'une spécificité morphologique indiscutable doit être considéré comme un signe si certain d'infection syphilitique locale et générale, qu'il faut le traiter comme tel, non seulement par des moyens topiques, mais aussi parles spécifiques introduits dans l'organisme, quitte à suspendre définitivement la médication interne s'il est prouvé que la lésion est un pseudo-chancre, ou à la continuer et à la reprendre, si sa confrontation ou sa contagiosité démontrent qu'elle est bien réellement syphilitique.

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