‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 33 sur 610 · DK PRÉPARATIONS MERCURIELLES INSOLUBLES · texte numérisé non relu

DK PRÉPARATIONS MERCURIELLES INSOLUBLES

surtout ou Italie, consacrèrent bientôt ses succès. MM. Ambrosoli, Ricordi, Montcforte contribuèrent surtout à la propager.

En France, elle n'eut aucune vogue jusqu'à l'époque où l'attention fut appelée de nouveau sur elle par les travaux d'un médecin russe, M. Smirnoff (de Helsingfors). M. Scaronzio employait d'abord la glycérine comme excipient, et il suspendait 20 centigrammes de calomel dans 150 grammes de ce liquide. On faisait le mélange dans le corps de pompe d'une seringue Pravaz, munie d'une aiguille un peu grosse. M. Scarenzio renonça plus tard à la glycérine et la remplaça par un mucilage de gomme. M. Smirnoff ne fit que modifier les proportions de ces composants. Sa formule d'injection fut 1 gramme de calomel pour 10 grammes de glycérine. Chaque injection faisait pénétrer 10 centigrammes de calomel dans le tissu cellulaire. Chez les sujets faibles, pour éviter une trop violente mercurialisation, il n'injectait que 7 centigrammes de ce sel.

L'injection était pratiquée profondément dans la fesse; on y enfonçait la canule jusqu'à l'armature, à 3 centimètres au moins du bord postérieur du fémur et de la crête iliaque.

V. Dans les premiers temps, cette méthode souleva contre elle de nombreuses objections. Les principales se fondaient sur les effets topiques de l'injection, qui furent souvent très graves. x\insi, l'abcès était presque inévitable, et M. Scarenzio l'attribuait à l'irritation violente produite par le bichlorure à l'état naissant. D'autres fois il y avait gangrène avec élimination d'un ou de plusieurs bourbillons. Dans les cas les moins sérieux, il se formait un nodule plus ou moins volumineux, qui ne se résolvait que très lentement, causait de vives douleurs et nuisait à la marche, etc. Le patient était condamné à garder le lit quelquefois pendant plusieurs semaines. Malgré les accidents locaux, l'absorption ne s'en faisait pas moins à la périphérie de la lésion, et l'effet curatif était produit.

Peu à peu le procédé opératoire fut amélioré par des moyens antiseptiques. M. Smirnoff n'accusait plus que 35 accidents locaux dans 100 injections; puis il prétendit qu'on pouvait les éviter complètement.

M. le \)r Jullien est celui qui, en France, a le plus contribué h faire connaître cette méthode. Entre ses mains, elle n'aurait donné que des résultats heureux, sans les inconvénients et les dangers qu'on lui reprochait

La salive décèle très rapidement l'absorption de l'hydrargyre.

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