‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 34 sur 610 · INTERVALLES ENTRE LES INJECTIONS HYPODERMIQUES · texte numérisé non relu

INTERVALLES ENTRE LES INJECTIONS HYPODERMIQUES

Tous les accidents secondaires cl même tertiaires sont amendés el guéris dans un délai très courl, etc., etc.

Outre le calomel, on a aussi employé d'autres composés mereuriels insolubles. Le mercure pur mélangé avec de l'huile de vaseline est également entré dans la pratique des injections hypodermiques, sous le nom Mutile grise. Ces! même lui, à un moment, qui parut avoir la plus grande vogue.

VI. Toutefois, en France, la méthode hypodermique, sous ses deux modes d'injections, avec préparations solubles et préparations insolubles, ne s'est pas généralisée. On l'a toujours regardée comme une méthode d'exception, à laquelle il fallait se résigner faute de mieux et quand on ne pouvait faire autrement. Telle fut, du reste, à peu près, la conclusion de la majorité des orateurs au congrès de Copenhague, en 1884. MM. Vajda, Unna, Lipp, Kaposi, Neisser, Barthélémy y soutinrent cette opinion contre MM. Martineau, Liebreich, WollT, Smirnoff, Lewin et Scarenzio. Sigmund la repoussait en principe, ainsi que MM. Besnier, Fournier, Langlebert et beaucoup d'autres syphiliographes français. « Malgré tout, en somme, écrivait M. le Dr Jullien en 1886, et si lourde que soit à secouer la routine, la méthode fait son chemin, cl j'estime que Ton ne saurait trop s'en féliciter, car elle est singulièrement plus précise, plus scientifique que toute autre1. »

VII. L'intervalle qu'on doit mettre entre les injections est un point très important dans la méthode hypodermique. Il diffère beaucoup suivant qu'on a recours aux préparations solubles ou aux préparations insolubles.

Dans le procédé par les préparations solubles, on donne quotidiennement à l'organisme, ou plutôt on l'oblige à prendre la dose toute préparée de mercure, qu'on juge suffisante pour vingtquatre heures. On fait donc, en général, chaque jour, une injection de sel soluble.

Dans le procédé par les préparations insolubles, on emmagasine au sein de tissus, en une seule fois, un stock considérable de mercure. C'est une sorte de matière première qui resterait inerte, si elle ne subissait pas une série d'élaboralions destinées à la rendre soluble et absorbable. Il faut donc laisser à l'organisme le temps de faire ce travail, puis d'en utiliser les produits au mieux

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