‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 337 sur 610 · COMMUN T DOIT ÊTRE PRATIQUÉE L'EXCISION · texte numérisé non relu

COMMUN T DOIT ÊTRE PRATIQUÉE L'EXCISION

extravagances qui frappent de nullité la presque totalité des résultats bons ou mauvais qu'a donnés jusqu'ici l'aborlion.

Y. Avant d'examiner et de discuter ces résultats, je vais dire quelques mois sur les moyens qu'on a employés pour détruire le chancre syphilitique. On essaya d'abord le fer rouge, la pâle de Vienne, le caustique carbo-sullurique , le sublimé, chez lequel on supposait que l'action caustique qui lui est propre était renforcée par l'action spécifique, etc. Mais cet ordre de moyens, après beaucoup de déboires et d'insuccès, fut abandonné.

M. Didav, qui est devenu un des plus chauds partisans de l'abortion d'après les méthodes modernes, avait autrefois cautérisé énergïquement des chancres qui ne dataient que d'un ou deux et trois jours, et la syphilis généralisée n'en était pas moins survenue à son heure et sans aucune amélioration.

Le moyen de destructiou par l'emploi de l'instrument tranchant a eu plus de succès et est devenu très en faveur depuis quinze ans. C'est celui qu'on désigne sous le nom â'excision ou d'éradication du chancre.

La technique de cette opération, trop simple au début, est devenue depuis quelques années plus compliquée et plus rigoureuse. Pour qu'elle donne toutes les garanties désirables, il faut que l'excision soit faite de la façon suivante :

1° Au lieu de se borner à déterger et à aseptiser le chancre par des lavages antiseptiques, comme le faisait Hûter, peut-être serait-il bon, s'il est déjà érosif, de le couvrir d'une couche de collodion, ou mieux de le cautériser au fer rouge ou au thermocautère avant d'opérer avec le bistouri, afin que sa sécrétion ne se trouve pas en contact avec la plaie pendant l'opération.

2° Il est indispensable d'enlever complètement le chancre, de procéder à son éradication dans toutes ses attaches latérales et profondes, en allant au delà de la sphère de virulence, à un centimètre de la lésion, en enlevant par conséquent une partie des tissus périphériques et sousjacents. — C'est une véritable opération, semblable, en petit, àl'ablation d'une tumeur cancéreuse, à la suite de laquelle il ne doit rien rester. Au besoin on raclera pour plus de sécurité le fond de la plaie avec une curette. Cette plaie, pour être suffisante, ne doit pas être inférieure à une pièce de deux francs, d'après M. le docteur Jullicn qui a fréquemment pratiqué cette exérèse. Inutile d'ajouter qu'il faut employer toutes les précautions aseptiques en usage dans les opérations modernes, qu'il esl utile d'anesthésier localement avec la cocaïne et même quelquefois, mais rarement, de recourir au chloroforme.

Il y a bien peu de surfaces cutanées ou muqueuses qui se prêtent à une pareille opération. En sont exclus par leur topographie les grands

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