‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 340 sur 610 · ET DANS L'AUTRE A LA 36" HEURE DU CHANCRE INFECTANT · texte numérisé non relu

ET DANS L'AUTRE A LA 36" HEURE DU CHANCRE INFECTANT

d'en l'aire l'examen histologique, et cet examen confirma mon diagnostic.

En présence d'un pareil résultat, la conclusion qui s'imposait d'ellemême, c'est que l'excision, pour avoir quelques chances de réussite, devait être pratiquée avant le quatrième jour de V [accident primitif.

Quant aux conséquences locales, elles étaient encourageantes, puisque la cicatrisation de la plaie s'effectuait toujours très rapidement et sans entraîner aucun inconvénient fâcheux. La seule différence qu'il y avait entre la plaie de l'excision chancreuse et une plaie ordinaire, c'est que sa base et ses bords s'induraient et que la néoplasie se reproduisait, mais ne s'ulcérait pas.

L'induration qui s'empare, quelque temps après l'excision, de la base et des bords de la cicatrice, est un signe certain d'insuccès, et permet de pronostiquer à coup sûr la généralisation des accidents. Je n'ai vu qu'une seule exception apparente, mais je ne la compte pas, parce que le cas n'a été observé que pendant trois mois, et incomplètement.

Les adénopathies consécutives ne sont point modifiées par l'excision ; le processus local dè la syphilis primitive s'accomplit comme si on avait abandonné le chancre à son évolution spontanée. — La deuxième incubation n'est ni abrégée, ni allongée ; les premièrs accidents de la syphilis consécutive surviennent à leur date habituelle. — Relativement à leur intensité, il est difficile et même impossible de se prononcer. Est-elle atténuée par l'excision? Je ne le pense pas. Du reste, comment savoir ce qu'elle eût été si le chancre n'avait pas été enlevé ? Il est fort probable que les choses se seraient passées de la même jaçon.

Yoiei maintenant deux faits qui se sont présentés dans des conditions si favorables de succès que le résultat devait être décisif pour résoudre l'importante question qui nous occupe.

2e Cas. Excision d'un chancre syphilitique cinquante heures après son début. — Insuccès. — Accidents consécutifs. — Un jeune homme fort intelligent et très au fait des maladies vénériennes vint me consulter, en juin 1880, pour une petite papule presque imperceptible qui s'était produite, depuis trente-six heures environ, sur la muqueuse préputiale. 11 craignait qu'elle ne fût syphilitique, parce qu'il avait eu, quelques semaines auparavant, des rapports avec une personne qu'il avait sue, depuis, atteinte de syphilis.

S.iillie rouge de la grosseur d'une petite tête d'épingle, de forme ovalaire, située, a droite, sur la muqueuse du prépuce, à surface régulièrement bombée, uniformément rouge et lisse. Autour d'elle, liséré épidermique blanchâtre et auréole d'un rouge violacé. La pressant entre les doigts, on sentait que sa consistance était un peu ferme, mais elle ne reposait point sur une base franchement indurée. Aucune trace d'adétiQpatkie inguinale.

Comment affirmer qu'une pareille lésion était un chancre syphilitique, à L'état embryonnaire? Y avait- il les éléments nécessaires pour un tel diagnostic précis et formel? Assurément non, et j'aurais hésité a me

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