‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 345 sur 610 · COMMENTAIRES CLINIQUES SUH CETTE PREMIERE SÉRIE · texte numérisé non relu

COMMENTAIRES CLINIQUES SUH CETTE PREMIERE SÉRIE

mée par des lésions précédentes, vers le 47° jour des chancres. Des troubles constitutionnels très prononcés, tels que céphalalgie nocturne violente, douleurs intercostales et diaphragmatiques, fièvre vespérale, sueurs abondantes pendant la nuit, etc., Pavaient précédée et annoncée pendant près d'une semaine

Ces troubles constitutionnels persistèrent même pendant plusieurs jours après l'apparition des papules, malgré le traitement mercuriel et ioduré, que je ne manquai pas d'instituer dès que l'infection généralisée l'ut un fait accompli.

Pendant plusieurs semaines, je revis le malade et je constatai la diminution progressive de l'induration balano-préputiale et de l'adénopathie.

Les premières manifestations secondaires sur la peau furent sèches et consistèrent en papules plates qui ne présentaient rien de particulier comme nombre et comme processus.

Du reste, je perdis ce malade de vue vers le milieu d'avril. Il était étranger et il quitta la France, convaincu, je crois, que l'excision est inutile, bien qu'il fût d'un pays où elle a été très en faveur.

Je ne voudrais point tirer de cet insuccès des conclusions trop pessimistes. Et pourtant, ne porte-t-il pas, après tant d'autres, une grave atteinte à la méthode? L'excision avait été faite dans des conditions exceptionnellement favorables, et qui se rencontrent bien rarement ; néanmoins elle n'a ni prévenu ni atténué aucun des phénomènes qui marquent les différentes étapes du processus de généralisation.

Ainsi l'ablation des deux premières petites érosions équivoques et encore à l'état naissant, puisqu'elles ne dataient que de 4 jours, n'a pas empêché un troisième chancre d'apparaître 24 heures après, avec tous ses caractères de néoplasie primitive.

L'éradication de ce troisième chancre n'a nullement contrarié l'adénopathic bi-inguinale qui s'est accentuée de plus en plus, en même temps que se formait au-dessous des plaies une vaste induration syphilitique.

Voilà pour la syphilis dont le syndrome a été complet, au bout de 8 jours, malgré les deux excisions.

Quant aux conséquences éloignées de cette infection, sur laquelle l'opération n'avait eu aucune prise, elles sont arrivées à leur date fixe, avec une précision mathématique. Au bout de 45 jours, des

doubles constitutionnels les arin paient; au boni de 53 jours,

elles apparaissaient avec la dernière évidence sous la forme de papules sur la peau, de croûtes dans les cheveux, puis de plaques muqueuses, etc., etc.

En résumé, l'opération n'a modifié en quoi que ce soit le processus, et je ne vois pas quel en a été le bénéfice. Il est vrai que son inutilité est la seule objection qu'on puisse élever contre elle.

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