THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE DE LA SYPHILIS
PRÉLIMINAIRES
La première section de ces préliminaires aura pour objet l'étude générale, et sous tous leurs modes, des propriétés thérapeutiques que le mercure et l'iodure de potassium possèdent contre la diathèse infectieuse et les manifestations de la syphilis.
La seconde comprendra l'évolution naturelle de la maladie, les doctrines de l'expectation et de l'abstentionisme qui en dérivent, et aussi quelques vues sur le pronostic et les indications résultant de la solidarité des phénomènes morbides durant les diverses phases du processus syphilitique.
Après avoir raconté le passé du traitement, et avant d'étudier ce qu'il est aujourd'hui, ne pourrais-je pas, sans être indiscret ou téméraire, poser la question suivante et essayer d'y répondre ?
Quel serait l'idéal du traitement et de la prophylaxie pour combattre et détruire un fléau morbide, comme la syphilis, doué d'une puissance infectieuse active, pénétrante et de longue durée; qui imprègne les organismes pour la vie; dont la contagiosité se développe sous des modes infiniment variés, dans l'exercice des fonctions les plus essentielles de l'existence, dans les actes et les circonstances les plus ordinaires des rapports sociaux; qui souille non seulement l'individu, mais la race à cause de sa transmis sibili lé héréditaire, et qui, depuis quatre siècles, malgré tout ce qu'on a entrepris contre lui, n'en reste pas moins une des plus fréquentes et des plus dangereuses maladies do notre espèce?
I. Conlreune aussi redoutable spécificité pathologique, le moyen le plus simple serait un agent d'une spécificité thérapeutique radicale, infaillible, allant au mal directement, pour le neutraliser dans sa source, et le rendre incapable do toute action ultérieure sur n'importe quoi point de l'organisme.
L'extinction instantanée et pour toujours du virus et de ses conséquences, voilà ce que devrait produire un spécifique vrai-