‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 370 sur 610 · TRAITEMENT INTERNE APPROPRIÉ AUX FORMES PRINCIPALES DU CHANCRE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT INTERNE APPROPRIÉ AUX FORMES PRINCIPALES DU CHANCRE

le mercure est indiqué; dans ceux de la seconde, le mercure ne suffit pas : il faut administrer aussi Tic-dure de potassium.

Contre les chancres érythémateux et papuleux, qui sont en général bénins et éphémères, je donne de petites doses de protoiodure, 6 centigrammes environ quotidiennement. Contre les chancres à grosse néoplasie qui restent érosifs, je me borne encore au mercure. Lorsque les chancres occupent une grande surface, sont très indurés, surtout lorsqu'ils sont d'emblée ulcérophagédéniques, j'augmente la dose du mercure et je fais prendre en outre 2 grammes et même plus d'iodure de potassium.

J'ai l'babitude de suspendre le traitement interne 8 à 10 jours environ avant le terme ordinaire de la deuxième incubation, c'est-àdire avant l'époque présumée de l'apparition des accidents généralisés. J'agis ainsi pour laisser reposer l'organisme, éviter l'accoutumance et raviver l'action curative du spécifique qui va devenir si nécessaire contre la syphilis définitivement constituée.

Quoique nous fassions, il est bien établi qu'avec les moyens dont nous disposons actuellement contre la syphilis, nous ne pouvons jamais l'empêcher de se manifester par quelques-uns des accidents d'infection géuéralisée qui lui sont propres. Mais, je le répète, ce n'est pas une raison pour rester inactifs en face de la syphilis primitive. Nous ne le devons pas plus qu'ultérieurement contre une seule ulcération ecthymateuse, par exemple, ou une seule gomme externe ou interne. Le nombre et la date des lésions exigent toujours, quels qu'ils soient, un traitement général approprié, depuis l'apparition du chancre jusqu'aux phases les plus reculées de la diathèse.

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