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TRAITEMENT LOCAL DU CHANCRE SYPHILITIQUE ET DE SES COMPLICATIONS

Le traitement local du chancre induré est aussi simple que possible. IL n'est jamais nécessaire de recourir contre lui aux moyens violents qu'on emploie pour tuer la lésion sur place, comme quand il s'agit du chancre mou. Dans presque toutes les variétés de la néoplasie primitive, même clans celles qui sont primitivement ulcéreuses ou qui le deviennent par la fonte des parties centrales du syphilome, l'expectalion locale est la règle. Il faut se contenter de topiques adoucissants et résolutifs, ou bien de topiques, tels que i'iodoforme, doués d'une sorte de spécificité qui agit sur place et améliore très rapidement les ulcérations dérivant du processus habituel et devenues phagédéniques.

La spontanéité curative de l'organisme dans l'accident primitif est si grande que la malignité qui s'y développe se corrige d'ellemême dans un temps assez court, et guérit sans notre intervention.

N'en concluez pas que le médecin peut impunément rester un spectateur désintéressé. Bien loin de là. Il serait coupable de ne pas agir avec énergie dans ces graves conjonctures plus menaçantes encore pour l'avenir que pour le présent; mais il doit le faire par le traitement interne beaucoup plus que par la médication locale.

Ce que je dis du chancre, comme traitement local, embrasse tout le syndrome de la syphilis primitive, c'est-à-dire non seulement son principal foyer, mais aussi ses irradiations inévitables sur les vaisseaux et les ganglions lymphatiques. Les adénopathies, les lymphopathies qui accompagnent le chancre n'exigent pas plus que lui une intervention locale active par des topiques, el encore moins par des moyens chirurgicaux.

LES CAUTÉRISATIONS DU CHANCRE INFECTANT DOIVENT ÊTRE INTERDITES. ' 47o

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