‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 386 sur 610 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Modifications qu'impose au traitement local la topographie des chancres syphilitiques. — Traitement des chancres génitaux chez l'homme et chez la femme.

Chancres de l'anus et chancres périgénitaux. Chancres des lèvres, de la face, du nez et des yeux. Chancres de l'isthme du gosier, des doigts, du sein.

Quel que soit le siège qu'ils occupent, les chancres laissent toujours la syphilis primitive identique à elle-même comme foyer originel de l'infection. Ils n'augmentent ni ne diminuent son coefficient pathogénique. On a soutenu que les chancres extragénitaux, et en particulier ceux de la tête, donnaient lieu à une syphilis plus grave que les autres. C'est une erreur. L'indication fondamentale de recourir à la médication interne, dès que le diagnostic est positif, reste toujours la même. Les circonstances topographiques n'y changent rien, soit comme degré, soit comme moment de l'appliquer. Il y a cependant des cas où elle est encore plus impérieusement indiquée que dans d'autres, où il la faut plus énergique : c'est lorsque le chancre attaque des organes délicats, s'implante sur des régions trop en vue, ou trouble des fonctions plus essentielles et plus habituellement en exercice que celles de la génération. La différence dans le traitement suivant le siège porte donc sur les moyens locaux.

I. Chancres génitaux. — Dans la région génitale, chez l'homme, en dehors des questions du phimosis et du paraphimosis examinées plus haut, il n'y a que les chancres du méat qui présentent parfois quelques indications particulières. Quand le" néoplasme primitif occupe les deux lèvres du méat et envahit toute la partie antérieure du gland, il produit une atrésie plus ou moins prononcée de l'orifice uréthral. Cette atrésie peut être portée très loin et gêner la mixtion. Il faut la combattre en dilatant le méat an moyen d'une mèche ou d'une sonde conique enduite d'onguent napolitain.

Quand les chancres du méat sont résolutifs, ce qui arrive presque toujours, l'atrésie diminue peu à peu et l'orifice reprend sa souplesse et son calibre, sans qu'il soit nécessaire d'intervenir chirurgicalemcnt.

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