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TRAITEMENT DES CHANCRES GÉNITAUX CHEZ LA FEMME

S'ils sont ulcéreux et si leur gdérison entraîne une cicatrice, . le rétrécissement est fibreux et permanent. On essaiera de le dilater avec une sonde conique ou une tige de laminaria. Dans le cas où il ne céderait pas, il vaudrait encore mieux pratiquer sur la partie inférieure du méat, du côté du lilet, une incision de 1 à 1 centimètre et demi et 2 centimètres pour l'élargir. On aurait soin de tenir écartées les lèvres de la plaie, jusqu'à leur cicatrisation respective, au moyen de mèches de gaze iodoformée ou de bougies enduites d'une pommade antiseptique.

On se sert pour cette opération d'un bistouri boutonné courbe, qui n'est tranchant que sur une petite étendue de sa cavité.

Chez la femme, les chancres infectants des parties génitales externes: grandes et petites lèvres, fourchette, clitoris, capuchon, méat urinaire, etc., ne donnent lieu à aucune indication thérapeutique locale. En général, ils évoluent beaucoup plus régulièrement et plus vite que ceux des organes génitaux de l'homme. Ceux des grandes lèvres sont quelquefois ecthymateux, ulcéreux, phagédéniques et gangreneux. Ceux du clitoris, du capuchon et du méat s'ulcèrent parfois, s'enflamment et saignent facilement. Ils deviennent aussi, dans quelques cas exceptionnels, fongueux, végétants et très douloureux. Pour guérir ces dernières complications, rien de mieux que des cautérisations répétées à 2 ou 3 jours d'intervalle, avec le crayon de nitrate d'argent, ou une cautérisation unique avec le chlorure de zinc à saturation.

Sur les parties génitales internes, les chancres syphilitiques restent presque toujours latents, à cause de leur indolence et de leur courte durée. Ceux du vagin sont très rares; aussi rares que le chancre simple du même organe (3 sur 292). Leur pansement sera des plus simples. Les chancres syphilitiques du col ne se révèlenl par aucune sensation douloureuse spontanée ou provoquée. Ils s'accompagnent souvent d'une éruption herpétique de la vulve et d'une adénopathie inguinale qui, d'après M. Hollet, est plutôt en dehors qu'en dedans de la gaine des vaisseaux fémoraux. Leur existence est éphémère. Leur guérison spontanée est si certaine qu'il est absolument inutile de les traiter.

II. Chancres périfiênitaux. — Les chancres de Parais et de la région périnéale ne fournissent aucune indication particulière. Ceux de l'anus, qui se présentent sous la forme d'une ragbade allongée d'un rouge sombre, à surfaces symétriques lisses juxtaposées,

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