TOPOGRAPHIE ET VARIÉTÉS DES MANIFESTATIONS SECONDAIRES
queuses sont incomparablement plus nombreuses que toutes les autres. Aucun syphilitique n'y échappe. La roséole avec toutes ses variétés en est le type le plus commun. Puis ce sont les syphilides pa pilleuses très diverses de nombre, de forme, de volume, de processus, dont quelques-unes confinent à la roséole, tandis que d'autres se rapprochent du tubercule, deviennent pustuleuses, pustulo-crustacées et appartiennent plutôt au tertiarisme qu'à la période secondaire.
De toutes les éruptions tégumentaires, celle qu'on a désignée sous le nom de 'plaque muqueuse, bien qu'elle puisse se développer aussi sur la peau, est peut-être la plus importante. Elle ne fait jamais défaut; elle est, pour ainsi dire, obligatoire. C'est elle qui, à tous les points de vue, domine la syphilis secondaire, la résume, la rend redoutable comme contagion et peut-être la prolonge le plus longtemps.
Tout ne se borne pas, dans cette phase de la diathèse, à des déterminations cutanées et muqueuses. L'affection peut atteindre également les parties internes et les viscères, bien avant la période tertiaire, et même à une époque très voisine de l'accident primitif. C'est un fait que je me suis efforcé de mettre en lumière, dans une série de publications sur les Affections syphilitiques précoces du système osseux (1872), sur les Affections syphilitiques précoces des centres nerveux (1875), sur les A ffeclions syphilitiques précoces du tissu cellulaire sous-cutané (1881), sur les Affections syphilitiques précoces des reins (1887), du foie, etc., et dans mon livre sur la Syphilis tertiaire, 1890, etc.
Enfin, on voit quelquefois apparaître, dans la période secondaire, des dermopathies essentiellement Lertiaires par leurs éléments constitutifs et leur évolution, telles, par exemple, que les ecthymas, les tubercules, les gommes. L'expression la plus dangereuse de ces manifestations s'observe dans ce qu'on appelle avec raison les Syphilides malignes. Elles sont secondaires par leur date et par leur confluence, et tertiaires par leur caractère et leur tendance pliagédéniques. Qu'on ajoute à cette nomenclature, déjà si considérable, les ophtalmopathies secondaires dont quelquesunes, entre autres les choroïdites et les névrites, peuvent devenir très sérieuses, l'iritis, moins grave mais plus commune, qui a une affinité très prononcée avec les papulodermies, les ophtalmoplégies, les affections du testicule, etc.
Que d'événements morbides sont susceptibles de se produire