LE MERCURE EST LE SPÉCIFIQUE PAR EXCELLENCE
pendant les 3 ou 4 premières années de la syphilis! Eh bien, qu'opposerons-nous, comme traitement, à ces infinies variétés de formes, de processus, de topographie, à cette étonnante complexité phénoménale? Toujours nos deux spécifiques, le mercure el l'iodure ; mais leur indication est loin d'être la même dans tous les cas.
III. Celui qu'on est appelé le plus souvent à prescrire, c'est incomparablement le mercure. Il est par excellence le spécifique de la syphilis secondaire. On est obligé de recourir à lui dans toutes les manifestations de cette période. 11 suffit à tout. On ne pourrait pas s'en passer. En est-il ainsi de l'iodure? Non. Il faut bien reconnaître que son action curative contre les accidents secondaires est fort restreinte, en particulier, dans toutes les formes éruptives sèches de cette époque. C'est un fait consacré par l'expérience de tous les jours. Aucun médecin ne s'aventurerait à l'employer exclusivement contre la roséole, les syphilides papuleuses, les plaques muqueuses.
L'iodure de potassium est, avant tout, le spécifique du terliarisme. Toutefois, il est également d'une grande efficacité dans les manifestations secondaires du système locomoteur : périostites, arthralgïes, douleurs ostéocopes, myopathies, etc.; dans les déterminations viscérales précoces, sur les centres nerveux, sur les reins et sur le foie; dans toutes les formes que peut revêtir la malignité précoce delà diathèse, c'est-à-dire dans tous les cas où se produisent sok des ulcérations d'emblée, soit des néoplasies gommeuses tendant à la sclérose ou au phagédénisme. Aussi occupe -t-il une place importante dans le traitement des syphilides malignes. Enfin, son opportunité est évidente toutes les fois que des manifestations d'ordre tertiaire, par leur siège et par leur processus, devancent l'époque ordinaire de leur apparition et s'installent d'emblée en pleine phase secondaire. A lui seul, dans ces cas exceptionnels, il pourrait triompher du mal. Il prime même le mercure; mais ce dernier doit être toujours administré comme remède fondamental, à moins toutefois qu'il ne soit pas toléré ou que la débilité et un état cachectique quelconque des sujets ne l'interdisenl catégoriquement.
IV. Voici, dès maintenant, quelques préceptes généraux pour servir de guide dans l'emploi des médications les plus appropriées au Iraitement de la syphilis secondaire: