‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 41 sur 610 · ACTION' CURATIVE DU MERCURE ET DE LIODURE DE POTASSIUM · texte numérisé non relu

ACTION' CURATIVE DU MERCURE ET DE LIODURE DE POTASSIUM

SECTION I

CONSIDÉRATIONS GENERALES SUR LES EFFETS THERAPEUTIQUES DU MERCURE ET DE L'iODURE DE POTASSIUM

Leur action curative est très supérieure à leur action préventive.

I. « Si la syphilis ne le cède en rien, ni comme nombre et gravité, ni comme profondeur et portée diathésique de ses accidents, aux maladies constitutionnelles et chroniques les plus dangereuses, elle a du moins, sur elles toutes, le privilège incontestable et unique de posséder deux spécifiques dont personne aujourd'hui ne met en doute la remarquable vertu curative.

« Ces deux spécifiques sont le mercure et l'iodure de potassium. Sans doute, ils ne possèdent pas les propriétés absolues, radicales, infaillibles, irrévocablement définitives que nous rêvons pour un spécifique idéal; mais mieux et plus vite que n'importe quelle autre médication, ils guérissent les accidents syphilitiques contre lesquels une longue expérience a démontré que chacun d'eux devait être plus particulièrement dirigé.

« Eh bien, n'est-il pas étrange, au premier abord, que le traitement d'une maladie qui a pour base solide, et en apparence inébranlable, deux spécifiques d'une grande puissance, ait donné et donne encore lieu à tant de controverses? Ce qui fait qu'on discute à l'infini et qu'on discutera encore longtemps sur ce sujet, c'est que, dans nos deux spécifiques, il faut considérer, outre Y action curative, qui est indéniable, Y action préventive, qui l'est beaucoup moins.

« La question de savoir dans quelle mesure les spécifiques, qui combattent et font disparaître les accidents actuels en voie d'évolution, sont susceptibles d'empêcher les accidents possibles dans un avenir plus ou moins éloigné, est une des plus délicates à résoudre. Je ne vois rien, en effet, qui puisse nous permettre de calculer d'une façon exacte, et en ne sortant pas des données physiopathologiques, l'influence que le mercure et l'iodure de potassium exercent sur une chose aussi insaisissable, aussi mystérieuse, aussi inaccessible à une appréciation positive, que la dialhèse au repos, c'est-à-dire que la diathèse qui ne se manifeste plus par aucun

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