THA1TEMENT TOPIQUE DE LA SYPHILIS PIGMENTAIUK
Que faire contre elle en fait de médication locale? Des lotions au sublimé ont été tentées sans succès. On pourrait recourir à la suivante, qui est conseillée dans les maculations consécutives aux éruptions syphilitiques et dont voici la formule :
^ Sublimé 20 centigr.
Chlorhydrate d'ammoniaque 60 —
Eau de Cologne 10 grammes.
Eau distillée 10 —
Si elle était trop irritante, on augmenterait la proportion d'eau dislillée et d'eau de Cologne. Lotion une fois par jour. Si la dyschromie résiste, on enveloppera, pendant la nuit, le cou avec des compresses imbibées de cette solution.
Mais le meilleur topique est encore ici, comme dans un si grand nombre d'autres lésions spécifiques, l'emplâtre de Vigo hydrargyrisé. Taillé en bandelettes ou en rondelles, on l'appliquera le soir et on ne l'enlèvera que le lendemain. On n'en interromprait l'usage que s'il développait de l'eczéma rubrum ou autres irritations de la peau, plus visibles et plus désagréables que cette dyschromie qu'un peu d'artifice de toilette suffit à dissimuler.
Contre la syphilis pigmentaire, M. le Dr Albert Robin conseille le traitement topique suivant :
1° Frictionner, tous les jours, les taches pigmenlaires avec :
"if Alcool 100 grammes.
Sublimé )
Salol j aa 1 gramme.
Essence de bergamote ou de géranium, q. s. pour parfumer.
Laisser sécher sans essuyer.
2° Au bout de quelque temps, lorsque les marques sont un peu atténuées, les frotter légèrement avec :
Tf. Glycérine o0 grammes.
Eau de roses 50 —
Borax 4 —
Liqueur de Van Swieten 20 —
et appliquer ensuite le mélange suivant :
Ifi Poudre de talc , \
Oxyde de zinc /
Camphre.. ' i aa 10 grammes
Salol
d éruptions, mais aussi par des dyschromies brunes ou noirâtres que ces éruptions laissent a leur suite après leur guérison. — Ces dyschromies, comme le collier de Vénus chez la femme, sont très difficiles a faire disparaître et le traitement interne n a presque aucune prise sur elles.
Vergetures consécutives à des syphilides secondaires.— Je les signale, quoiqu elles aient très peu d'importance. M. Halzer en a relaté deux cas : elles s étaient produites, sous forme de dépressions, sur des points où existaient des syphilides papulo-squameuses qui, sans doute, avaient eu le caractère atrophique comme certaines formes de tuberculose cutanée. En somme, ce sont des cicatrices contre lesquelles tout traitement est inutile; M. Troisier a observé des vergetures atrophiques sans lésion préalable, sur la peau du thorax, chez des phtisiques. — M. Couthon a publié dans la Gaz. des Eûp. de 1892, sous ce titre: byphihs dénutritive secondaire, vergetures abdominales, une observation curieuse de vergeture syphilitique, et l'a fait suivie de commentaires fort intéressants.