VA 1U ÉTÉS ET TRAITEMENT DES ULOSSÛI-ATIIIES
regarder les déformations successives qui s'accomplissent sur l'organe pour s'en convaincre.
Résumé pathologique. — Bien que les glossopathies secondaires soient résolutives dans les premiers temps et même plus tard, leurs récidives répétées finissent néanmoins par laisser une empreinte sur lu muqueuse linguale. C'est ainsi que peu à peu la transition se fait entre les glossopathies bénignes et les glossopathies graves. Nulle part peutêtre la ligne de démarcation n'est plus difficile à tracer. Cette circonstance, avec beaucoup d'autres, contribue à compliquer et à embrouiller singulièrement la pathologie de la langue.
Les principales variétés des plaques muqueuses de la langue sont : 1° les plaques opalines ; 2° les plaques érosives qui succèdent souvent aux opalines, se fendillent et se creusent en fissures, principalement sur les bords et à la pointe de l'organe ; 3° les plaques granuleuses et diphléroïdes, fongueuses, sanguinolentes, ulcéreuses ; elles causent de vives douleurs au contact des aliments et gênent les mouvements de l'organe ; 4° les larges plaques bombées, ovalaires, rouges, lisses, dépouillées de touffes épithéliales, bosselées quelquefois, ce qui leur donne l'aspect d'un dos de crapaud; 5° les plaques végétantes, hypertrophiques, mûriformes, etc. ; 6° les plaques squameuses1.
cinée éminemment spécifique qui ne laissa aucun doute dans son esprit. J'ai souvent insisté sur la coïncidence singulière qu'on observe souvent entre les glossopathies et les syphilides palmaires et plantaires. Une injection sous-hypodermique de 10 centigr. de calomel produisit une grande amélioration; une seconde, pratiquée un mois et demi après la première, acheva la guérison, qu'on n'avait pu obtenir avec les autres méthodes de traitement mercuriel.
1. On observe beaucoup plus fréquemment les squames dans le psoriasis lingual ou leucoplasie, que dans les glossopathies spécifiques. Ce n'est pas ici le lieu de disserter longuement sur la pathologie et la palhogénie des affections leucoplasiques et syphilitiques de la langue. Je renvoie le lecteur à mon premier volume sur la syphilis (Syphilis primitive et syphilis secondaire, pp. 629-39), où tout ce qui se rapporte à cette question complexe est longuement décrit et discuté.
La multiplicité des noms donnés aux diverses abjections de la langue autres que les plaques muqueuses, indique bien l'incertitude qui existe encore sur beaucoup de points de leur histoire : Leucokér alose, psoriasis, leucome, ichtbyosis, kératoses, leucoplasie. Ajoutez, pour augmenter les difficultés du diagnostic actuel ou rétrospectif, les vieilles cicatrices marginales, les larges plateaux du dos de la langue dans les glossiles chroniques profondes et invétérées, les alopécies linguales dilluscs ou bien circonscrites, sous forme de plaques de desquamation, 1 état lisse de la langue dans les glossites superficielles, avec surfaces rouges, unies, luisantes, sans aucune trace de papilles, les herpès marginaux avec rhagaclcs, tissures, érosions douloureuses, les herpès circim's, l'annula* migrons, la langue dile géographique, lichénoïde, avec rash erratique, etc., etc.
il se produit sur la langue, comme à la paume de la main, à une époque avancée fie la syphilis secondaire, des glossopathies composites, formées de divers éléments eruptlfs, qui perdent de plus en plus leur spécificité de plaques muqueuses sgplnliti./urs. On sent bien qu'elles sortent, morphologiquement ,i„ cadre de la spénlieilr ; niais perdent-elles pour cela toute contagiosité ?
' ;' a 'l'ifstio,, embarrassante. Comment la résoudre-.' A quelle époque per- Inr mil" i m?3M& C,1ÇZ des sujets qui, n'ayant aucune manifestation ailleurs, «epuis longtemps, sont sujets à des éruptions érosives, lissuraires sur les bords