INDICATIONS ET CONTKE-INDICATIONS DU TRAITEMENT LOCAL
par l'atténuation et La guérison rapides des symptômes et des troubles fonctionnels.
Au sujet du traitement des gommes ou des suiïusions gommeuscs, il y a un précepte que je ne cesse de répéter: c'est qu'il ne faut jamais toucher à ces productions morbides ni par l'instrument tranchant ni par les caustiques. Et combien de fois cependant n'est-on pas tenté de le faire, quand les gommes sont devenues, par exemple, une poche fluctuante? Qu'on se borne, dans tous les cas, à administrer l'iodure de potassium. Pour qu'il développe, dans toute sa plénitude, son action curative, on le portera d'emblée à la dose de 4 ou 5 grammes par jour. On peut même aller jusqu'à 7 ou 8, si on le juge nécessaire.
Le mercure n'est jamais d'une utilité absolue, sauf dans les cas rebelles et réfractaires à l'iodure. Même dans les gommes précoces, contemporaines de la phase virulente, on pourrait s'en passer. Mais on le prescrit, alors, moins contre la néoplasie que contre les autres manifestations.
II. Je suis partisan d'un traitement local contre les gommes, pendant leur phase de crudité, et fort peu ou pas du Lout dans leur période de ramollissement. J'aurais trop peur de rompre la tumeur avec des topiques. Ce qu'il faut faire alors, c'est la préserver des chocs et des violences extérieures. J'ai vu des cas où la gomme, devenue une vessie purulente qu'une petite chiquenaude aurait pu rompre, disparaissait, comme par enchantement et sans s'ouvrir, sous l'influence seule de l'iodure de potassium.
Les frictions mercurielles, les pommades iodées ou iodurées. les badigeonnages à la teinture d'iode, les vésicatoires, les applications d'emplâtre de Vigo hydrargyrisé : tels sont les adjuvants locaux qui ont été préconisés. On n'y aura recours, en général, que dans les gommes à l'état de crudité.
Faut-il ouvrir les tumeurs gommeuses? En général, non, puisque le liquide qu'elles contiennent peut se résorber. Mais, s'il devient tout à fait évident que leur évacuation spontanée es! imminente, il y a plus d'avantages que d'inconvénients à la prévenir au moyen d'une ponction et d'une petite incision.
Il y a des cas dans lesquels il est même urgent de le faire : c'est lorsque la tumeur gommeusc, s'élanl liquéfiée, gêne par son volume et comprime des organes dont elle entrave ainsi les fonctions : larynx, trachée par exemple, artères, veines, etc., etc.
Une l'ois la gomme ouverte el en voie d'élimination, il faut