‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 444 sur 610 · TRAITEMENT INTERNE DU PHÀGÉDÉNISME · texte numérisé non relu

TRAITEMENT INTERNE DU PHÀGÉDÉNISME

Celui-ci se prolonge au delà de plusieurs semestres et de plusieurs années, si on ne le traite pas. Il y a, du resLe, de grandes variétés dans les allures et l'humeur du phagédénisme syphilitique : chez certains individus, il est fixe et casanier ; chez d'autres, il est d'humeur voyageuse et se transporte d'un point à un autre ; chez d'autres, il est foudroyant et accomplit en quelques jours son œuvre de destruction.

Traitement. — I. Dans le traitement, on tiendra compte de toutes les particularités dont j'ai tenu à donner une brève énumération. Elles sont la source principale des indications. Mais, là encore, comme partout ailleurs, nous sommes condamnés à une grande uniformité dans nos moyens d'action, puisqu'il faut toujours administrer l'io dure et, subsidiairement, le mercure.

Le phagédénisme tertiaire est le type du phagédénisme produit par la syphilis. Quels que soient ses degrés, son siège et ses diverses modalités, son traitement ne diffère guère, si ce n'est par la proportion respective des deux spécifiques et par l'importance des doses de chacun d'eux. Dans les formes légères, on donnera tout autant de mercure que d'iodure; dans les formes graves, invétérées, et surtout cachectiques, on renoncera au mercure ou on n'en administrera que de faibles quantités. C'est en pareil cas qu'on doit quelquefois gorger les malades d'iodure. L'expression n'est pas trop forte ; il y a des phagédénismes qui ne se laissent influencer que par des doses énormes de ce sel. L'accoutumance finit par s'établir. Dès qu'on s'en aperçoit, il faut renoncer à toute médication interne pendant quelques jours, ou mieux, employer alternativement le mercure et l'iodure qui, selon la dose et le temps, paraissent remplir le plus convenablement les indications. Il y a là bien des points délicats dans le maniement de ces deux spécifiques. Ils exigent une grande pratique, aidée par beaucoup de tact, de sagacité et de circonspection.

II. Dans le traitement local, on ne se départira point du principe que j'ai déjà posé. Le traitement ne sera ni caustique ni substitutif. Les ulcérations seront mises à nu et débarrassées de leur carapace crustacée; elles seront détergées, nettoyées, pansées avec soin, et placées dans les conditions de propreté, de désinfection et de modification locales les plus efficaces pour provoquer et hâter le processus de réparation. Les topiques que j'ai indiqués plus haut permettent d'atteindre ce but.

Quand le phagédénisme résiste au traitement interne et externe ; quand il devient invétéré et poursuit son œuvre imperturbablement

Mauriac.

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