‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 455 sur 610 · ET TRAITEMENT DES OSTÉOPATHIES SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

ET TRAITEMENT DES OSTÉOPATHIES SYPHILITIQUES

Quelques malades, mais pas tous, éprouvent un soulagement marqué lorsqu'ils mettent à l'air libre leurs membres hors du lit. Ceux qui voyagent la nuit et ne se couchent pas ressentent les douleurs, une fois l'heure habituelle du sommeil venue, moins vivement toutefois que s'ils étaient au lit. On dit que les Kabyles qui couchent, la nuit, sur le sol recouvert dune natte sont exempts de ces douleurs. Quoi qu'il en soit elles ont pour caractère incontestable d'être paroxystiques et nocturnes!

Outre les douleurs ostéocopes il s'en produit d'irradiantes et de névralgiformes qui tiennent à la compression des nerfs par une exostose. Elles donnent lieu à des indications thérapeutiques particulières, quand elles atteignent un haut degré d'intensité ou persistent indéfiniment, comme il arrive trop souvent pour toutes les algies symptomaliques des ostéosyphiloses.

Traitement. — Dans beaucoup d'ostéosyphiloses, l'indication la plus urgente est de faire disparaître, aussi promptemenl que possible, les atroces douleurs qui torturent les malades. Autrefois le mercure suffisait; mais aujourd'hui il a été supplanté par l'iodure de potassium qui a la propriété de calmer les douleurs ostéocopes avec une étonnante rapidité, et quelquefois presque immédiatement. J'ai vu cependant des cas se montrer réfractaires à son action, je ne sais pourquoi. C'est en semblable occurrence que M. Ollier obtint un beau succès par la trépanation de l'humérus. Le traitement spécifique ne calme pas aussi rapidement la douleur par compression que la douleur ostéocope proprement dite. Aussi faut-il agir contre elle par des injections sous-cutanées à la morphine, des vésicatoires volants, de l'antipyrme à l'intérieur, en attendant que le mercure et l'iodure fassent disparaître la lésion osseuse qui offense le nerf.

Dans toutes les affections osseuses d'origine syphilitique, les deux spécifiques sont indiqués. L'iodure a la réputation d'en être le remède par excellence, aux diverses périodes de la maladie constitutionnelle. Mais le mercure ne doit pas être négligé, quoique son action soit moins prompte. Ce qui réussit le mieux, c'est le traitement mixte. Tout en donnant le mercure à l'intérieur, on pourra l'employer aussi en frictions que l'on fera de préférence sur le foyer du mal.

Un excellent moyen pour obtenir une prompte résolution des périostoseâ, c'est de les recouvrir avec des bandelettes d'emplâtre de Vigo hydrargyrisé, qu'on renouvelle tous les jours ou tous les deux jours. Si elles étaient inflammatoires, on aurait recours aux applications émoilientes et narcotiques, etc. Les périostoses suppurent rarement. Quand elles en viennent là, les couches superfi-

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