‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 456 sur 610 · TRAITEMENT CHIRURGICAL DES OSTEOSYPHILOSES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT CHIRURGICAL DES OSTEOSYPHILOSES

cielles de l'os peuvent être alleintes de nécrose exfoliatrice. Il est rare qu'il se forme des séquestres qu'on soit obligé d'enlever; ils s'éliminent spontanément. Je n'ouvre jamais les gommes ou les abcès gommeux ostéopériostiques. Je me contente d'employer le traitement interne, et il suffit dans la plupart des cas, si le tissu osseux sous-jacent ne s'est pas mortifié.

Lorsque les foyers ostéopériostiques se sont ouverts spontanément à l'extérieur, on se bornera, dans les premiers temps, comme traitement local, à faire souvent, dans les fistules et les clapiers, des injections détersives et antiseptiques.

Mais, plus tard, si les foyers ne se ferment pas, l'intervention cbirurgicale deviendra nécessaire. On cherchera le séquestre, et, s'il y en a un qui n'ait pas chance de s'éliminer spontanément, il faudra l'extraire.

La trépanation des os longs peut être d'un grand secours dans certaines ostéosyphiloses très douloureuses, qui ne sont point soulagées par l'iodure et qui n'en Unissent pas. Mais cette opération est surtout indiquée dans les ostéosyphiloses crâniennes, où on a des raisons sérieuses de craindre une compression du cerveau par les séquestres, ou bien la formation d'une collection purulente méningo-encéphalique, sous le foyer de la lésion osseuse. Autrefois on y avait recours beaucoup plus que de nos jours. C'est que l'ostéosyphilose crânienne était alors moins rare que maintenant.

Le champ de l'intervention chirurgicale pour les ostéosyphiloses paraît se réduire de jour en jour1.

II. Arthropathies. — Elles comprennent les arthralgïes, le rhuma-

1. Nous n'avons qu'à nous en féliciter. S'il était nécessaire d'agir chirurgicalement sur les os de la bolle crânienne, dans la syphilis, il est probable qu'on le ferait avec autant, sinon plus de succès qu'autrefois, grâce à l'antisepsie. Lorsqu'il se produit de grandes pertes de substance dans la boite crânienne, on y supplée par une obturation à l'aide de plaques de celluloide. M. Weinlechner présenta, en 1893, à la Société royale de médecine de Russie un malade chez qui une plaque de celluloide, ayant 3 centimètres de long sur 2 de large, fut parfaitement tolérée pour remplacer une perle de substance de la boîte osseuse causée par un accident de chemin de fer. — Même procédé employé par M. Kiselsberg chez une jeune fille de 15 ans, dont le crâne était perforé par une ostéite. Guérison maintenue depuis 2 ans. — Sur un autre sujet, il s agissait d'une fracture; la prothèse par la celluloide fut faite immédiatement; mais il se produisit, au-dessous de la plaque, un hématome qui, trois jours après l'intervention, détermina des accès d'épilepsie. On dut retirer l'appareil, qui put être remis 17 jours plus tard, et la guérison s'ensuivit. Celle observation prouve qu'il est préférable de réparer la brèche en 2 temps. — Enfin, chez un troisième malade, atteint de carie du crâne, la suppuration continua au-dessous de la plaque de celluloide, et on l'ut obligé de la retirer d'une manière définitive. (Deutsche medizinal Zcitung, 2 janvier 1893.)

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