‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 465 sur 610 · DANS LE CERVEAU ET SES ENVELOPPES · texte numérisé non relu

DANS LE CERVEAU ET SES ENVELOPPES

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Résumé pathologique. — Les lésions syphilomateuses du cerveau et de ses enveloppes ne se répandent pas uniformément sur de vastes surfaces, comme les processus congestifs et inflammatoires d'une autre provenance. Elles ont beau se multiplier sur le crâne, les méninges et le cerveau, elles restent toujours partielles et circonscrites. Ce sont des affections sous forme de foyers. La multiplication et la dissémination de ces foyers sont la règle, et elles s'effectuent sans aucun ordre ni aucune systématisation. Aussi rien n'est-il plus variable, plus capricieux, plus asymétrique que la topographie des syphilomes intracraniens, cérébraux et méningitiques. Plus fréquents à la périphérie qu'au centre, ils ont une prédilection marquée pour les régions antérieures de l'encéphale, et encore plus pour la base, vers les régions moyennes et sphénoïdales.

Les lésions artérielles syphilitiques d'emblée, ou consécutives à des syphilomes développés à côté d'elles, occupent une place de premier ordre dans la pathogénie des lésions cérébrales, et en particulier du ramollissement et de l'hémorragie.

Au point de vue du traitement, il est indispensable de diagnostiquer

part, la fréquence de l'aphasie, des épilepsies partielles, des paralysies circonscrites dans les membres.

4e Groupe. Syphilomes des artères du cerveau. — Ces lésions scléro-gommeuses occupent une place très considérable dans la pathologie syphilitique du cerveau. C'est à elles qu'il faut rapporter le plus grand nombre des cérébrosypbiloses. Elles produisent des tromboses, des embolies, des anévrismes, des sténoses, et, comme corollaire, Y anémie, Yiscliémie, la dénutrition , le ramollissement ou Y hémorragie, qui surviennent dans un district vasculaire plus ou moins étendu de l'encéphale.

Artériopathie, insuffisance de l'irrigation sanguine, désorganisation nutritive de la pulpe cérébrale : telles sont les trois étapes de ce processus qui occupe une place si importante dans le vaste domaine des cérébrosyphiloses. Qu'on ajoute aux conséquences de l'envahissement des artères par le syphilome, non seulement la formation d'anévrismes plus ou moins volumineux sur les gros troncs, mais aussi celle d'anévrismes miliaires sur les artérioles. — Ces anévrismes miliaires peuvent être en très grand nombre; sans aucun doute ils jouent un rôle considérable dans les encéphalopathies spécifiques. — Parmi les artères du cerveau, la sylvienne du coté gauche est une des plus fréquemment attaquées par la syphilis.

Les lésions d'ordre commun, consécutives aux syphilomes méningiens, céré- ■ braux et artériels, font très rarement défaut dans les encépbalopalhies syphilitiques,et c'est à elles, plus encore qu'au syphilome, qu'il faut rapporter presque tous les troubles fonctionnels. — Qu'on se pénètre bien de ce fait que le traitement spécifique n'a sur ces lésions consécutives aucune action directe; il ne les amende que par l'intermédiaire de l'influence immédiate qu'il exerce sur le syphilome. Mais il arrive trop souvent que le mal est irréparable dans les lésions consécutives, bien qu'il ne le soit pas dans les lésions primitives. Ainsi, par exemple, le mercure et l'iodure pourront guérir une gomme, sans cependant réparer les processus irritatif, ischémique ou hémonagique qu'elle aura suscités autour d'elle ou à distance.

Ces trois processus résument les conséquences matérielles des sclérogommes encéphalo-méningitiques et ils aboutissent : le premier à des foyers partiels de cérébrite, le second à des foyers de ramollissement, le troisième à des foyers hémorragiques. Ces trois ordres de lésions ne se produisent pas toujours isolément; ils sont souvent réunis sur le même sujet. -Comme conséquence des syphilomes intracraniens, il faut noter aussi l'hydropisie des ventricules latéraux, l'hydrocéphalie spécifique qui o'est pas rare dans la syphilis héréditaire.

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