‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 466 sur 610 · CROUPES, VARIÉTÉS ET NATURE DES SYMPTOMES CÉRÉBRAUX · texte numérisé non relu

CROUPES, VARIÉTÉS ET NATURE DES SYMPTOMES CÉRÉBRAUX

les encéphalopathies, quels que soient leurs modes symptomatiques, leurs lésions et leur topographie, dès les premiers moments de leur formation et quand elles sont encore à l'état d'ébauches. C'est alors seulement qu'on peut avoir la presque certitude d'en arrêter le développement et d'en obtenir la guérison complète. Les symptômes prémonitoires fournissent donc des indications thérapeutiques de premier ordre. Par eux-mêmes et par leur association avec d'autres, quelquesuns acquièrent une valeur exceptionnelle. Ceux du premier degré sonl : les céphalées, avec toutes leurs variétés, surtout les céphalées nocturnes (elles font cependant quelquefois défaut, même dans les cas les plus graves); Y insomnie ; Y affaiblissement brusque et notable de la mémoire; la diminution ou la ferle du pouvoir sexuel. Ces quatre symptômes indicateurs ont une grande valeur. Sans préciser la localisation, ils donnent presque la certitude que les centres nerveux, et surtout le cerveau, sont sous le coup d'un travail morbide grave. Et si à ces symptômes s'ajoutaient, comme j'en ai vu des exemples, la parésie de la vessie et du rectum, des douleurs en ceinture autour du tronc, à divers niveaux, avec des troubles cardio-pulmonaires, on pourrait affirmer que l'action syphilitique a envahi tout le névraxe.

Les prodromes du second degré sont : les crises de congestion et d'anémie cérébrale circonscrite ou diffuse, les parésies ou les raideurs toniques de quelques muscles, certaines difficultés momentanées de la parole, des accès de vertige avec ou sans diplopie, l'incertitude dans la marche, la maladresse des mains, quelques troubles variés des facultés intellectuelles et morales, etc.

Par la suite, des symptômes plus précis, d'un degré plus avancé, d'une portée plus menaçante, les indiquent encore plus impérieusement et les imposent sans aucune restriction. Telles sont les parésies et les paralysies des nerfs crâniens. Quelle que soit l'association phénoménale des troubles encéphaliques, du moment qu'on y trouve une mydriase, un prolapsus de la paupière supérieure, du strabisme ou même une simple diplopie sans strabisme évident, on peut accuser hardiment la syphilis. Sept ou huit fois sur dix elle est coupable. Ces ophtalmoplégies ne sonl certes pas toujours d'origine centrale; elles surviennent même asse7 souvent sans que les fonctions encéphaliques soient atteintes. N'importe, elles indiquent toujours formellement le traitement mixte à haute dose.

Les troubles fonctionnels plus directement cérébraux se traduisenl par de l'excitation, de la dépression ou par toutes les deux réunies ; mais la dépression linit toujours par l'emporter sur L'excitation. A cette dernière appartiennent les névralgies, les convulsions, les délires aigus et les perversions si nombreuses de l'intelligence qui constituent la folie. A la dépression appartiennent les anesthésies, les parésies, les paralysies, le coma, l'affaiblissement, l'obtusion de toutes les facultés intellectuelles et morales, la démence, etc.

L'expression la plus commune des encéphalopathics où prédomine l'excitation, ce sont les cérébrosyphiloses ;i accidents convulsifs et épileptiformes. L'expression lapins commune des encéphalopathics à forme

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