‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 469 sur 610 · DANS LE TRAITEMENT DES CKRÉBROSYPHILOSES · texte numérisé non relu

DANS LE TRAITEMENT DES CKRÉBROSYPHILOSES

ferait bien d'opter pour l'iodure de potassium. Avec lui, on obtient dos résultats plus rapides, plus brillants, plus décisifs. Sont-ils durables ? On croit qu'il le sont moins que ceux donnés par le mercure. C'est une assertion dont il serait difficile de fournir une preuve irréfutable. Ce qui est plus évident, c'est que ni l'un ni l'autre, ni tous les deux réunis, ne suffisent pas toujours pour guérir et pour empêcher les récidives. Avec un seul de nos deux spécifiques on pourrait aller très loin dans l'amélioration, et môme faire justice complète de la maladie ; mais le succès est beaucoup plus assuré avec les deux.

L'indication du traitement mixte est donc formelle. Le mercure et l'iodure seront administrés simultanément, d'emblée et à une dose élevée. Tout en conservant la mesure qui convient à chacun d'eux, et qui est indiquée par la forme de la cérébrosyphilose et par l'état du sujet, il conviendra d'aller, dès le début, bien au delà de la dose qui suffirait pour produire un amendement superficiel ou la disparition de quelques symptômes. Ainsi on donnera, du premier coup, 4 ou

5 grammes d'iodure chaque jour, et plus tard, s'il en est besoin, de

6 à 8 grammes. Je l'ai souvent prescrit d'emblée à ces dernières doses, sans qu'il en résullât aucun inconvénient pour l'estomac et les intestins. Si on administre le mercure par la bouche, il faudra faire prendre quotidiennement de 15 à 20 centigr. de protoiodure ou de 4 à 5 centigr. de sublimé. Ces doses sont en général assez facilement tolérées. On ne doit pas craindre de provoquer la salivation. Sans lui attribuer une signitîation curative, il est certain qu'on voit souvent une amélioration très notable coïncider avec son apparition. On est généralement d'accord pour reconnaître que le sublimé attaque moins les gencives que le protoiodure, et que ses effets thérapeutiques sont plus rapides et plus radicaux.

Il y en a qui préconisent le calomel donné quotidiennement h la dose de 0gr50 à 1 gramme, en 8 ou 10 fois. Mais, aujourd'hui, c'est surtout en injections sous-cutanées qu'on emploie ce médicament, d'après la mélhode de Scarenzio. Elle a, certes, beaucoup d'inconvénients. Il est incontestable néanmoins que très souvent, dans les cas les plus graves, on en a obtenu d'étonnants effets curatifs. Elle a sa place marquée quand l'administration des mercuriaux par la bouche est impossible à cause de l'état des voies digestives, ou bien reste insuffisante et inerte.

Une puissante méthode, c'est encore celle des frictions mercurielles. On fait une friction par jour, tantôt sur un point «lu corps

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