NÉCESSITÉ DR VARIER LE TRAITEMENT MIXTE
tantôt sur l'autre, avec do 5 à 10 grammes d'onguent napolitain. Quel que soit le procédé auquel on ait recours, il est nécessaire d'obtenir en peu de temps une mercurialisation énergique.
Le traitement mixte intensif n'est pas indiqué pendant toute la durée des cérébrosyphiloses, sous le mode d'une administration quotidienne des deux spécifiques. Ainsi, au début, quand les prodromes ou les symptômes sont peu accentués ou équivoques, on se cdntentcra de l'iodure de potassium pour tàter le terrain et voir s'il s'agit bien d'une détermination matérielle et réellement spécifique sur le cerveau. A la fin, au contraire, on insistera plus sur le mercure que sur l'iodure, pour assurer la guérison par une action plus profonde et plus radicale sur les lésions scléro-gommeuses. Lorsque les symptômes les plus menaçants ont été conjurés, je dédouble, d'ordinaire, le traitement mixte et je donne alternativement le mercure et l'iodure, chacun pendant une période de 8 ou
10 jours, en conservant ou en augmentant un peu les doses initiales de chacun d'eux.
La médication spécifique, sous ses modes variés, produit habituellement, en un fort court délai, des changements très favorables dans l'état morbide, lorsqu'elle doit réussir et qu'elle a été instituée au moment opportun. Les effets en sont quelquefois tardifs; mais il ne faut pas perdre, pour cela, tout espoir; car, dans quelques cas, une amélioration notable ne se produit qu'à la longue. Peut-être n'aurait-elle pas eu lieu si l'on s'était découragé trop tôt.
Les divers symptômes des cérébrosyphiloses ne cèdent pas Ions de la même façon, ni dans le même délai, à la médication spécifique.
11 y en a qui disparaissent assez rapidement, la céphalalgie par exemple, les convulsions et, en général, les phénomènes d'excitation cérébrale, ceux qui ont leur point de départ dans la couche corticale D'autres résistent, par exemple, l'hémiphlégic , quelques troubles intellectuels, l'amnésie, la perte de l'attention. D'autres ne disparaissent jamais complètement. Les plus réfractaires sont ceux de dépression et de déchéance.
III. Dans les cas très nombreux qui demandent des semaines et des mois de traitement, on suspendra, àdes intervalles plus ou moins éloignés, l'usage des deux spécifiques, pour laisser reposer l'estomac et l'organisme, pour éviter l'accoutumance et redonner à l'action curative l'énergie première qui s'était affaiblie peu à peu avec le temps. L'alternance des deux spécifiques, tous les 8 ou 10 jours, est un premier moyen pour éviter les effets de l'accoutumance. Mais il