‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 471 sur 610 · TRAITEMENT AUXILIAIRE DES CÉRÉBROSYPHILOSES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT AUXILIAIRE DES CÉRÉBROSYPHILOSES

ne suffit, pas toujours, et l'interruption complète devient nécessaire, durant une ou deux semaines, selon les cas, après un ou deux mois de traitement continu. Qu'on ne prenne pas ces chiffres dans toute leur rigueur mathématique. Qu'on se laisse guider en tout cela par les indications individuelles qui échappent à une généralisation trop absolue.

Après une guérison apparente ou réelle, on ne doit pas renoncer brusquement à toute médication spécifique. On la prolongera en l'atténuant de plus en plus par son dédoublement et par la longueur des intervalles entre ses reprises. Il en est des déterminations cérébrales syphilitiques comme de beaucoup d'autres manifestations, surtout des tertiaires; elles ont besoin d'être tenues constamment en bride par l'iodure et par le mercure, et on ne doit renoncer que très à la longue, et d'une façon conditionnelle, à toute intervention thérapeutique.

IV. Outre la médication spécifique et parallèlement à elle, il y a un ensemble de moyens d'ordre commun, qui constituent le traitement auxiliaire et latéral, et s'adressent à l'élément morbide commun ou général qu'on retrouve dans toutes les affections d'un même organe, quelle qu'en soit la cause locale ou constitutionnelle. Il se juxtapose souvent à l'élément particulier ou spécifique, le masque ou l'aggrave, et empêche ou entrave quelquefois l'action des spécifiques. On ne se privera donc pas du précieux secours que peut apporter à la médication spécifique la médication rationnelle, qui implique l'usage des déplétions sanguines locales ou générales, des révulsifs temporaires ou permanents, des purgatifs, et de tous les autres moyens d'action que la pratique, basée sur nos connaissances physiologiques, peut nous suggérer en pareil cas. Tl est indispensable que les malades se soumettent à une hygiène cérébrale sévère, qu'ils évitent les excès de table, les liqueurs fortes, les travaux intellectuels sérieux, les émotions morales, les exercices trop violents et surtout le coït, quand ils en sont capables, ce qui est l'exception.

L'hydrothérapie est un auxiliaire excellent lorsque la médication spécifique a produit un amendement considérable dans les principaux symptômes- —Comme adjuvants, le bromure de potassium, seul ou associé à l'iodure de potassium, le bromure de sodium, d'ammonium, le chloral, l'antipyrine sont utiles dans les (ormes où prédominent un éréthisme nerveux insolite et de violentes douleurs. L'électricité peutrendre de grands services dans les formes parésiques ou paralytiques permanentes.

Page 1