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TRAITEMENT DES GÉRÉBROSYPHILOSES AVEC PRÉDOMINANCE PSYCHIQUE

cerveau, sauf peut-être quelques épilepsies très circonscrites et relativement bénignes à cause de leur curabilité, portent une atteinte plus ou moins sérieuse aux facultés psychiques. Fort rarement ces facultés sont atteintes seules et d'emblée. L'infection syphilitique du cerveau ne donne pas lieu toute seule, directement et sans aucun intermédiaire, à des folies essentielles. Les troubles de l'entendement, de provenance exclusivement spécifique, ne sont que des pseudo- folies, que précèdent ou qu'accompagnent tôt ou tard d'autres symptômes encéphaliques, d'un stigmate indiscutable. Onpeutétablir, comme une règle générale, que plus les psychopathies sont dégagées de toute autre association morbide d'ordre cérébral chez un syphilitique, moins elles dépendent de son infection. Cette dernière ne joue alors qu'un rôle accessoire, celui d*une cause occasionnelle qui a mis en branle la prédisposition acquise ou héréditaire. Le corollaire et la preuve de cette assertion, c'est que le traitement spécifique n'a absolument aucune prise sur la folie chez les syphilitiques, tandis qu'il peut quelquefois atténuer ou guérir la pseudofolie des syphilitiques.

A. Parmi les psychosyphiloses vraiment spécifiques, les plus communes sont celles où prédomine la dépression intellectuelle et morale. Très souvent, à leur début ou dans leur cours, il survient des phénomènes paralytiques ou convulsifs.

B. Les psychosyphiloses d'apparence plus vésanique sont beaucoup moins nombreuses que les précédentes et s'accusent surtout par de l'excitation et tous les modes de la perversion intellectuelle et morale. Mais bientôt la cérébropathie perd son caractère exclusivement psychique et devient polymorphe, comme toutes les déterminations matérielles de la syphilis sur le cerveau.

Quelle que soit la forme des pseudo-folies syphilitiques, il est impérieusement indiqué de les attaquer promptement et avec vigueur, de diriger contre elles, dès leur apparition et plus tard, tous les moyens curatifs que nous fournit la médication spécifique. Dans la période initiale, ils peuvent sauver la situation ; dans la période d'état, ils la sauvent rarement d'une façon complète : une amélioration relative est fout ce qu'on obtient. Plus tard, quand les symptômes ne sont plus l'expression d'un syphilome qui évolue, mais celle d'une lésion qui a définitivement détruit quelques-uns des foyers du cerveau, il ne s'agit plus d'une maladie, mais d'une infirmité incurable. Ce serait peine perdue de s'acharner contre eux. Le mercure et l'iodure n'ont plus aucune action curative sur de pareils états morbides.

C. Paralysie générale syphilitique. — Sans systématisation préméditée et comme par un simple jeu du hasard, la syphilis réalise, très exceptionnellement, un ensemble de troubles psychiques et moteurs qui reproduisant,sous forme d'ébauche imparfaite etàgros traits, la physionomie si complexe et si caractéristique de la paralysie générale vraie. Dans ces pseudo-paralysies générales qui dépendent d'une action directe et matérielle de la maladie infectieuse sur les centres nerveux, la mégalomanie, le délire de la satisfaction et tous les autres phénomènes sont moins prononcés et moins permanents que dans la paralysie générale vraie.

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