‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 476 sur 610 · SYPHILIS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

SYPHILIS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

Les déterminations do la syphilis sur la moelle épinière sont beaucoup moins fréquentes que sur le cerveau, et elles y atteignent rarement le même degré de spécificité. Il est hors de doute qu'on trouve cette maladie dans les antécédents d'un très grand nombre de méningomyélopathies ; mais, chose étrange, leurs lésions ne sont que très exceptionnellement syphilomateuses. Presque partout, sur la vaste étendue du cordon médullaire et de ses enveloppes, le syphilome s'atténue, s'efface, se noie au milieu d'altérations d'ordre commun. C'est le processus de sclérose et de ramollissement qui y prédomine, dans ce qu'il a de plus pur et de plus exempt de spécificité. Le stigmate anatomique fait donc défaut dans la grande majorité des cas. Le stigmate symptomatique, s'il ne manque pas tout à fait, est très faible, comparé à celui des cérébrosypbiloses. Le critérium thérapeutique est quelquefois fort équivoque. Enfin, dans une grande classe de myélopathies qu'on rattache à la syphilis quoiqu'elles n'aient rien en elles-mêmes de spécifique, et qui trouvent dans le tabès leur plus haute et leur plus complète expression phénoménale, ce dernier critérium fait complètement défaut.

Parmi les myélopathies, il y en a cependant dont l'origine syphilitique est moins sujette à contestation que celle du tabos et qui subissent, à un degré plus ou moins prononcé, l'action curative du mercure et de l'iodure.

J'ai vu des myélopathies incontestablement spécifiques survenir dans les trois ou quatre premiers mois de l'infection. Leur maximum de fréquence parait être entre la deuxième et la cinquième ou sixième année à partir du chancre. Plus elles sont précoces, plus est probable, toutes choses égales d'ailleurs, leur provenance spécifique. La forme et la gravité de la maladie générale paraissent sans influence sur la détermination médullaire. Dans beaucoup de cas, la syphilis ne semble pas être la cause directe et première de la myélopalbic, mais seulement sa cause occasionnelle, chez les névro-

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