TRAITEMENT DES PRINCIPALES DÉTERMINATIONS
bable qu'elles ne sonl pas purement dynamiques, niais produites par une névrite superficielle et résolutive. Elles n'ont qu'une courte durée et disparaissent spontanément. Le mercure et l'iodure les guérissent très vite. Mais elles sont parfois tenaces, profondes, graves et semblables aux névrites multiples périphériques, produites par d'autres maladies infectieuses (voy. p. 561 de ce vol.).
Scialique syphilitique. — Parmi ces névrites périphériques d'origine syphilitique, la scialique est la plus importante et la plus commune. Elle peut survenir à toutes les périodes de la syphilis et reste ordinairement limitée à un côté. Quand elle est bilatérale, elle dépend presque toujours d'une altération des méninges rachidiennes ou de la moelle épinière. Le traitement spécifique l'améliore promptement; mais on est souvent obligé de recourir aussi à la médication topique ordinaire en usage dans les sciatiques d'une autre provenance.
Les névralgies cervico-occipitales persistantes doivent faire craindre une affection syphilomateuse des vertèbres cervicales ou de l'articulation atloïdo-axoïdienne. On ne saurait instituer un traitement ioduré et mercuriel trop énergique, en pareille occurrence.
II. Syphilose des nerfs crâniens. — Elle est fréquente et d'une importance capitale, qu'elle soit primitive ou consécutive.
Première paire ou nerfs olfactifs. — Les nerfs olfactifs ne sont atteints que dans la période tertiaire. Il en résulte de l'anosmie. Elle dépend presque toujours ou bien d'une rhinopathie spécifique, ou bien de gommes et de pachyméningites spécifiques situées dans la région frontale du crâne.
Deuxième paire ou nerf optique. — Ses lésions sont communes dans la syphilis. La plupart sont produites par un syphilome de la base qui comprime le chiasma, les bandelettes optiques, les corps genouillés ou le nerf lui-même.
Névrites optiques. — - Il y en a de directes, d'isolées, d'indépendantes d'une affection crânienne ou in tra-orbi taire, et qui proviennent d'une détermination immédiate de la syphilis sur le nerf de la vision. La rétine est souvent atteinte (névrorélinite). La névrite optique indirecte est symptomatique des cérébrosyphiloses ou d'un syphilome de la base, de sclérogommes des méninges frontales ou protubérantielles, de gommes frontales, sphénoïdales, etc. Comme le traitement est toujours le même, c'est-à-dire celui des affections tertiaires, tout à la fois ioduré et mercuriel, quels que soient les uerfs atteints par la syphilis, je me bornerai à une simple énumération de leurs syphiloses.
Ophtalmopléff ies si/philitiques. — Elles occupent une grande place dans la syphilis du système nerveux.
1° Paralysie de la troisième paire ou nerf moteur oculaire commun. — De toutes les paires nerveuses, c'est la plus fréquemment atteinte soit sur son trajet, soit dans ses foyers d'origine. Quand le syphilome attaque le nerf dans son trajet, la paralysie est totale. Mais s'il n'existe qu'une lésion isolée des racines, on aura des paralysies partielles, la mydriase, par exemple, qui s'observe souvent sans que les muscles moteurs du globe oculaire soient atteints. Ces paralysies sont très dissociées et de