QU'EXIGE QUELQUEFOIS LA SYPHILOSE PHARYNGO-NASALE
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(crayon de nitrate d'argent, solution à saturation de chlorure de zinc) ou le galvanocautère.
III. Mais ces moyens locaux sont tout aussi insuffisants que la médication interne quand il existe des séquestres osseux au-dessous des ulcérations des fosses nasales et de la voûte palatine. Et malheureusement, c'est là ce qui a lieu presque toujours. Les suppurations nasales, les ozènes interminables ne tiennent la plupart du temps qu'à cette cause. Jamais la cicatrisation des parties molles n'aura lieu si on y laisse les fragments d'os nécrosés qui agissent comme un corps étranger implanté dans les tissus. Les petits séquestres de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, du vomer, des cornets, du cartilage ossifié de la cloison s'éliminent, d'ordinaire, spontanément. Quelquefois ils ne peuvent se dégager d'eux-mêmes. Il faut leur venir en aide en les saisissant par un de leurs bords avec une longue pince spéciale et en les faisant légèrement basculer. Lorsque les séquestres sont très volumineux et enchâssés de tous les côtés dans les parties molles, on est obligé de débrider celles-ci par des incisions plus ou moins longues, pour délivrer les fragments nécrosés et les extraire ensuite1. A la voûte palatine, les mêmes petites opérations chirurgicales sont quelquefois nécessaires.
Avant d'intervenir avec les pinces et le bistouri, on aura soin de démontrer au malade l'absolue nécessité de le faire, afin qu'il ne puisse pas vous accuser d'avoir produit avec vos instruments la perforation accomplie depuis longtemps , mais que bouchait le séquestre que vous venez d'enlever.
IV. Une dernière tâche à remplir c'est celle qui consiste à réparer les pertes de substance du voile et de la voûte, à y remédier tout au moins, et à détruire la sténose et l'oblitération du pharynx par les cicatrices consécutives au phagédénisme pharyngien2. La syphilis
1. Dans quelques cas on a divisé le nez sur la ligne médiane pour eu extraire plus largement tous les séquestres de la charpente osseuse. M. Pozzi y a eu recours, et, après l'ablation des séquestres, il a promené un fer rougi à blanc dans toutes les anfractuosités des fosses nasales. On a suturé ensuite les deux moitiés du nez. Si l'incision est très médiane, les traces de l'opération sont peu apparentes. — La curette de Wolfhmann qu'on a conseillée pourrait causer des hémorragies incoercibles.
2. Quand il s'agit de La voûte palatine, il faut attendre, avant de tenter une opération, non seulement que les bords de la fistule soient cicatrisés, mais aussi que les fragments d'os nécrosés aient été éliminés. Des divers procédés de palatoplastie, celui de Houx ne peut s'appliquer que dans le cas de perte de substance très petite. Lorsque l'hiatus est considérable, il serait impraticable ou échouerait. On pourrait tenter celui de Kramcr, mais en pareil cas il vaut peut-être mieux renoncer à toute opération et recourir à des pièces artificielles.
Aujourd'hui on les fabrique avec une telle perfection, que la chirurgie répa-