PROTHÈSE DANS LA SYPHILOSE PHARYN GO-NASALE
no conlre-indiquc pas les opérations chirurgicales, là ou ailleurs, comme on serait tenté de le croire. Elle ne porte aucune atteinte à la plasticité réparatrice; elle la favoriserait même plutôt qu'elle ne l'amoindrirait, quand elle n'a pas jeté les patients dans la cachexie.
J'en ai vu qui se guérissaient de leurs plaies avec une remarquable rapidité. Aussi ne faut-il pas hésiter à porter l'instrument tranchant là où on le juge nécessaire, à la suite de la syphilose pharyngo-nasale, pour pratiquer la staphyloraphie, détruire les adhérences vicieuses, en faire contracter de moins incorrectes et diminuer ou faire disparaître autant que possible les troubles fonctionnels si pénibles qui en sont la conséquence.
ralrice des lésions de la voûte et du voile du palais a évidemment perdu de son importance. En voyant les résultats merveilleux de la prothèse de celte région, on serait presque tenté d'affirmer qu'elle a dit son dernier mot.
Les opérations qui ont pour but de remédier à la sténose et à l'oblitération du pharynx par des cicatrices vicieuses ont été bien étudiées et décrites en détail par M. Lublinski (1884).
Douze fois ce chirurgien a attaqué avec succès la soudure staphylo-phaivngienne de la manière suivante : une sonde recourbée était introduite par le nez, de façon à venir buter contre la partie la plus tendue du voile; en ce'point on pratiquait par la bouche une incision de 1 centimètre et demi; on y passait ensuite quotidiennement pendant quelques jours des bougies qui dilataient l'ouverture et la maintenaient béanle. — Quand le rétrécissement siégeait plus bas, par le fait d'ulcérations circulaires sus-laryngiennes, àla base de la langue, on se servait du miroir laryngoscopique, afin de guider le bistouri dans les débridements à faire pour rétablir une voie suffisante, soit vers le larynx, soit vers l'œsophage. On cautérisait ensuite au crayon et on agrandissait progressivement les ouvertures par le calhétérisme. Le rétablissement de la voix est quelquefois vimmédiat (Langreuterj , car le larynx se conserve souvent intact au-dessous de ces lésions. — Dans 19 cas, dont trois lui sont personnels, M. Lublinski a vu le succès couronner cefle opération.
Dans les perforations palatines on se sert d'obturateurs en caoutchouc vulcanisé, formés d'une plaque très exactement adaptée à la voûte palatine, contre laquelle elle est maintenue, soit par des crochets, soit par des points d'appui qu'elle prend sur les dents naturelles. — On a recours aussi au double boulon de chemise, formé de deux plaques de caoutchouc unies au centre par un point de couture. — Un appareil plus compliqué, c'est celui destiné à établir la prothèse naso-buccale, quand le patient a perdu le nez et une partie de la voûte palatine. L'obturateur palatin est muni en pareil cas d'une lige coudre sur laquelle la pièce nasale s'adapte en glissant, etc. (Schange).
Les obturateurs du voile du palais sont plus difficiles à maintenir et d'une structure plus compliquée que ceux de la voûte. L'appareil est muni d'une charnière qui se trouve au point de jonction de la voûle palatine osseuse et du voile, afin de se prêter à Ions les mouvements de ce dernier. La pièce immobile repose sur les dents; la plaque obturatrice, en vulcanite, est munie d'un rebord qui s'appuie sur la face supérieure du voile et l'empêche de sortir de l'ouverture.-- Là aussi on peut recourir au double boulon de chemise en caoutchouc.
Dans les grandes pertes de substance du voile, on supplée à ce qui a élé détruit au moyen d'ailes en caoutchouc mou, qui remplacent l'obturateur et sonl taillées sur la défectuosité existante. L'appareil dans sa partie essentielle est le même ipm l'obturateur du voile. — On esl obligé quelquefois de faire des voiles entiers ailificiels. Ce sonl des voiles de caoulclîouc très minces et très mobiles, maintenus en place par un dentier, des crochets, des obturateurs palatins ou des palais artificiels, etc. (voiles artificiels de Sercombe et d'Ilarris).