TRAITEMENT TOPIQUE DANS LES LARYNGOPÂTHIES TERTIAIRES
soin de laisser libre le lieu d'élection de la trachéotomie. Quand les vésicatoires commencent à sécher, je les fais panser avec de l'onguent napolitain.
II. Au début et dans la période d'augment des laryngosyphiloses tertiaires, le traitement intensif par le mercure et l'iodure suffit ordinairement pour enrayer le processus. Il n'est pas nécessaire de recourir à un traitement topique interne. On peut s'en passer dans un grand nombre de cas. Il y a même des praticiens qui pensent que là, comme dans les laryngosyphiloses secondaires, son utilité est fort contestable. Il est donc loin d'avoir la même importance que la médication spécifique interne. Toutefois, plus tard, dans la période destructive, il faut y recourir, s'il y a tendance au phagédénisme, et surtout s'il survient une prolifération exubérante du bourgeonnement cicatriciel, avec jetées œdémo-plasliques au pourtour des ulcérations. Quelques symptômes résistent au traitement spécifique et sont amendés par le traitement local. Mais, en général, il faut le manier avec beaucoup de prudence et n'y recourir que si les indications sont très formelles.
Dans les laryngosyphiloses bénignes et superficielles, il suffit de touclier, tous les deux ou trois jours, les lésions laryngiennes avec un mélange à parties égales de teinture d'iode et do teinture d'opium, ou un gdycérolé des mêmes substances.
La douleur fournit quelques indications. Lorsqu'elle devient excessive pendant la déglutition, on la calme en badigeonnant les ulcérations avec un pinceau imbibé d'une solution au 30e de chlorhydrate de morphine et de glycérine, ou mieux encore, d'une solution au 20e de cocaïne. — Gargarismcs à la cocaïne, injections sous-cutanées et quotidiennes de 1 centigramme de morphine sur la partie antérieure du cou, au niveau du larynx, quand on ne pourra pas se servir du laryngoscope pour porter ces topiques sur les ulcérations '.
I . Danger dis applications inlralaryngêcs de calomcl chez les malades soumis à l'usage internede Vioduredepotassium.—Uen est de la muqueuse du larynx comme de la conjonctive. L'iodure se combine, à sa surface, avec le mercure cl donne lieu à du biiodure liés irritant. Aussi faut-il s'abstenir avec soin de tout traitement topique au mercure sur le larynx des sujets qui prennent de l'iodure. — Un malade atteint de laryngite syphilitique prenait i grammes d'iodure quotidiennement. On lui lit une insufflation de caloniel clans le larynx. Aussitôt une inflammation des plus violentes avec œdème envahil la muqueuse laryngée. Il y eul imminence de suffocation, cl, il se forma des eschares semblables par leur aspect a relies que produisenl les attouchements au nitrate d'argent. La trachéotomie pui être évitée. Ce fait a été observé parle Dr Kunagusd de ïokio.