‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 499 sur 610 · III. Lorsque la dyspnée augmente progressivement malgré le · texte numérisé non relu

III. Lorsque la dyspnée augmente progressivement malgré le

i. Lorsque les ulcérations laryngées résistent au traitement interne, M. Coupard les a vues se montrer dociles à son action, après avoir été touchées par le galvanocautère. Isambert conseillait, dans les cas où il existait un œdème considérable, de porter sur les points tuméfiés une solution d'acide chromique au quart ou même à la moitié. Il supposait, qu'en agissant ainsi ou arrivait à crisper assez fortement les tissus pour diminuer l'obstruction, et gagner un temps précieux qu'on utilisait, au grand bénéfice du malade, en poussant avec vigueur le traitement antisyphilitique. Il croyait que de cette façon on parvenait à éviter la trachéotomie.

Voici deux faits qui prouvent l'utilité du traitement local. A la fin de IS7I, une femme se présente à la consultation du Bureau central. M. Isambert constate un œdème de la glotte avec dyspnée énorme; après avoir touché les parties œdématiées avec l'acide chromique, il envoie immédiatement celte femme dans son service, à la Charité, recommandant à son interne de ne faire la trachéotomie qu'à la dernière extrémité, et de renouveler les cautérisations à l'acide chromique. La malade fut, en eilet, cautérisée une fois pendant la nuit, et, le lendemain, deux fois. La marche des accidents fut enrayée el la dyspnée devint moins intense. — On put alors reconnaître la nature syphilitique des lésions et instituer un traitement approprié, qui amena, en peu de temps, une guérison complète sans opération. La malade conserva cependant un rétrécissement du larynx, et tous les quinze jours, puis tous les mois, pendant plus

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