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SYMPTOMES ET SIGNES DES PKEUMOSYPHILOSES

dans beaucoup de cas, si les lésions du poumon sonl syphilitiques ou tuberculeuses1.

L'induration sclérosique du poumon a son foyer principal et primitif en dehors des voies aériennes, autour des bronches de moyen calibre et dans les espaces interalvéolaires. Elle oblitère les alvéoles, rétrécit ou dilate les bronches. Elle se combine quelquefois avec les gommes, mais peut se développer indépendamment d'elles et constituer la seule lésion pulmonaire.

Les symptômes ressemblent beaucoup à ceux des affections pulmonaires les plus communes, à ceux des bronchopneumonies, par exemple, et surtout à ceux de la tuberculose pulmonaire : dyspnée, toux, rarement hémoptysie. Les signes physiques ont leur maximum d'intensité vers la partie moyenne des deux poumons, principalement du côté droit qui est beaucoup plus fréquemment attaqué que le gauche : diminution de la sonorité thoracique, respiration rude aux deux temps, souffle tubaire, puis caverneux, gros râles, gargouillements, etc. L'épine du scapulum, la troisième et la quatrième côte, sont les points des parois thoraciques où on a le plus de chance de découvrir et de percevoir à leur maximum les signes physiques des pneumopathies syphilitiques.

Les déterminations de la syphilis sur le poumon finissent par produire un ensemble morbide cacheclisant qui mérite d'être nommé phtisie syphilitique. Dans cette phtisie entrent souvent d'autres facteurs de même nature, tels que la syphilose du foie, celle des reins, des artères, du larynx, de la trachée, des bronches, du médiastin, etc.

Traitement. — Ceux qui contestent l'efficacité du mercure contre les accidents qui relèvent du tertiarisme peuvent en trouver les preuves les plus convaincantes dans l'histoire de la phtisie syphilitique. L'expérience des temps passés est encore plus concluante que la nôtre, puisqu'on ne connaissait pas l'iodure de potassium et que la médication hydrargyrique avait le droit de revendiquer pour elle seule le mérile de la guérison.

Nous ne nous bornons plus maintenant à cette médication ; nous la renforçons par l'iodure de potassium qui, lui aussi, possède une

1. Un élément de diagnostic capital est fourni par le traitement. Quand on voit guérir avec une rapidité merveilleuse, sous l'influence de la médication hydrargyrique et iodurée, les lésions pulmonaires qu'on prenait pour tuberculeuses et qui semblaient irrémédiables, il est impossible de ne pas admettre qu'elles sont produites par la syphilis. — Ce critérium toutefois n'est pas absolu, lui non plus, puisqu'il n'est point impossible que, derrière la pneumopatbie syphilitique, d y ait une pneumopatbie tuberculeuse. L'amélioration n'est alors que temporaire. — M. le professeur Potain a donc eu raison de dire que le traitement spécifique ne doit être considéré comme une pierre de louche de la nature de la maladie, que dans certaines conditions particulières. Un syphilitique, qui est en même temps tuberculeux, peut, en effet, être amélioré par le traitement qui agit sur l'état général et amène indirectement une amélioration de l'état local. Ce grand praticien a vu un cas où la tuberculose, confirmée par la présence du bacille, n'était pas douteuse, et fut considérablement amendée parles spécifiques (Journal de Mèd. et de Cliir. )>nit., janvier 1884).

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