TRAITEMENT DE LA SY1MI IL0SI5 AOKTIQUK
Les iodurcs de potassium et de sodium ne suffisent pas toujours pour faire disparaître certains symptômes pénibles, tels que l'angoisse précordiale, les suffocations, les crises persistantes de dyspnée. En pareil cas, on ajoutera aux iodurcs une quantité égale de bromure de potassium. C'est le moyen le plus efficace, qu'il s'agisse d'un anévrysme avec ou sans syphilis. — Si cette thérapeutique ne calmait pas les malades, il faudrait alors recourir aux injections hypodermiques de morphine.
Quant à l'électropuncfure qui peut produire des embolies, des abcès autour des aiguilles des hémorragies mortelles , des abcès et des ulcérations de la paroi aortique, j'en suis peu partisan. 11 ne faudrait y recourir que si tout le reste échouait.
Anévrysmes syphilitiques des membres. — • Moins fréquents que ceux de l'aorte, ils ont une existence très authentique. Même traitement par Tiodure. L'artériosyphilose attaque beaucoup plus fréquemment les petites que les grandes artères. Son histoire clinique se confond avec celle des viscéropathies.
Arlériosyphilose intracranienne et cérébrale. — Parmi les organes internes, le cerveau en pâtit à lui seul plus que tous les autres réunis. Depuis 1874, j'ai démontré par des faits nombreux que l'artérile cérébrale syphilitique était susceptible de se développer dès les premiers mois de l'infection. Depuis, d'autres observateurs ont confirmé ce que j'avais été, je crois, un des premiers à établir.
Anévrysmes intracraniens. — Ce sont les plus fréquents après les anévrysmes de l'aorte. Leur anatomie pathologique seule est connue. Symptômes de toutes les tumeurs cérébrales. — Diagnostic impossible. Traitement énergique dès qu'on soupçonne une artériose spécifique intracranienne.
Angine de poitrine syphilitique. — Son existence semblerait prouvée par le grand nombre de morts subites dans les cardiosyphiloses. Cependant, M. Huchard n'a trouvé que très peu d'antécédents syphilitiques chez les 200 sujets qui ont servi de base à ses savantes recherches, pas môme chez les 43 qui ont été absolument et définitivement guéris par la médication iodurée.
En somme, ce que nous en savons se réduit encore à peu de chose et on ne peut guère invoquer en sa faveur que les résultats heureux obtenus quelquefois avec le mercure et Tiodure.
Affections syphilitiques des veines. — Leur existence est problématique et ne présente aucun intérêt pour le traitement. Quand elles sont attaquées, c'est sur un point localisé et, en général, consécutivement et d'une façon indirecte, par une tumeur siégeant dans leur voisinage.
Affections syphilitiques tertiaires du système lymphatique et des glandes vasculaires sanguines. — Elles sont très communes dans la syphilis primitive et dans la syphilis secondaire. Il n'en est pas ainsi dans la syphilis tertiaire. C'est au voisinage des viscères attaqués
liAl'I'OUTS DE LA SYPHILIS ET DU DIABÈTE SUCRÉ.
par la syphilis qu'on trouve des ganglions tuméfiés et syphilomateux. Parmi les adénosyphiloses profondes, celles qu'on observe le plus ordinairement sont les adénosyphiloses bronchiques, pulmonaires, médiastines et les adénosyphiloses hépatique et gastrique. Celles du mésentère, des lombes, du bassin sont excessivement rares.
Syphilose de la rate. — La rate est atteinte surtout pendant la phase secondaire ou virulente de la maladie ; mais la splénomégalie n'occupe qu'une place nulle ou à peu près insignifiante dans la symptomatologie de la syphilis. A. la période tertiaire, elle est un des trois facteurs de la cachexie abdominale syphlilique.
Syphilose de la glande thyroïde, du thymus, des capsules surrénales, du corps pituitaire. — Sous l'influence de la syphilis, le corps thyroïde se tuméfie quelquefois, mais modérément. — Le thymus est souvent attaqué par la syphilis héréditaire. Toutes ces affections n'occupent qu'une place fort peu importante clans le processus général de la syphilis.