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ACTION CURATIVH UU LAIT MURCURIALISÉ KT 10BUHÉ.
pris direct cmcii I un atome de mercure, ilsavaienl bénéficiédu Lraitemenl par frictions pratiqué chez la mère ou chez la nourrice.
Ce l'ait, qui est hors de doute, car il a été très souvent observé par 'les cliniciens et des chimistes en qui on peut avoir toute confiance, n'esl pas aussi étrange qu'il le parait au premier abord. Il ne faut pas voir que le mercure dans le lait des mères et des nourrices mercurialisées. Il est probable que toutes ses parties constituantes se purifient et s'enrichissent sous l'influence de la médication spécifique, et qu'il fournit dès lors à l'enfant des éléments nutritifs qui,, a eux seuls, sont assez eflicaces pour améliorer le sort des hérédo-syphilitiques. Mais combien plus cerlains, plus profonds, plus durables sont les résultats curatifs, lorsque le lait contient du mercure ! Or, on l'y trouve plus fréquemment que ne le feraient supposer les anciennes analyses1.
Si utile que soit, clans maintes circonstances, le traitement indirect de l'hérédo-syphilis par le lait mercurialisé, on ne doit voir en lui qu'une méthode incomplète, peu sûre, simplement adjuvante, et qui ne suffit pas, dans la grande majorité des cas, pour triompher d'une infection aussi grave et aussi profonde.
IL On ne s'est pas borné à administrer le mercure aux hérédosyphilitiques par l'intermédiaire du lait; on a employé aussi ce liquide pour leur faire prendre de l'iodure de potassium, comme agent thérapeutique2.
M. Link, de Prague, traita avec succès quatre cas par l'administration indirecte de l'iodure de potassium. Chez un enfant de 10 semaines qui avait du coryza, un exanthème généralisé et deux érosions cutanées, la guérison fut complète au bout de 33 jours ; chez une petite fille de 4 mois, peu de semaines suffirent pour la débarrasser de son exanthème et de sa diarrhée spécifiques; chez une autre fillelle qui, deux jours
1. Preuves de l'élimination du mercure par le lait. — « Je n'ai cherché, dit M. Welander, que trois l'ois l'élimination du mercure dans Je lait. Une femme qui avait pris 90 pilules de protoiodure avait du mercure dans le la.il ainsi que dans l'urine. Je pus également le trouver dans l'urine de son enfant, qu'elle nourrissait et qui n'avait pu Je recevoir d'aucune autre manière. A une femme qui n'avait pas do, mercure dans l'urine, il fut l'ait une injection de 1/2 centigramme de sublimé ;.'> joui s après, je découvrais du mercure dans l'urine de son enfant. Je recueillis, dans des circonstances parfaitement identiques, du mercure dans l'urine de l'entaiil d'une autre femme, 3 jouis après une injection de sublimé, et je constatai la présence de ce métal dans 5 autres explorations que j'eus l'occasion de faire ».
2. lin 1 850, La Boni-dette et Dumesnil démontrèrent par des analyses quantitatives la présence de l'iode dans le lait d'animaux à qui on avait fait prendre île l'iodure de potassium. Scbafer, en 1889, trouva de l'iode dans le lait d'une femme deux heures après l'ingestion de 7H centigrammes d'iodure. — Beaucoup d'expérimentateurs ont confirmé ces résultats, M. Welander, entre autres, qui a constaté un rnrv/.a cl mie éruption indiques chez un nourrisson dont la mère prenait journellement 2*r,b0 d'iodure de potassium.
ADMINISTRE AUX HliliKDO-SYPHILITIQUIiS.
après sa naissance, eut une éruption syphilitique généralisée, la guérison et l'augmentation de poids se produisirent en 14 jours par l'allaitement de la mère qui prenait chaque jour environ 2 grammes d'iodure ; chez le quatrième enfant, âgé de 4 semaines, de graves symptômes d'hérédosyphilis s'étant montrés, on le soumit au traitement ioduré indirect qui, en cinq semaines, lui rendit la santé, l'embonpoint et le guérit de ses éruptions spécifiques. D'autres faits semblables ont été rapportés par divers auteurs; un, entre autres, par Lazansky: un hérédo-syphilitique de 4 mois fut rapidement guéri de sa syphilis, lorsqu'on fit prendre à sa mère qui le nourrissait un gramme environ par jour d'iodure de potassium. Elle môme devint mieux portante. L'analyse chimique fit constater ce sel dans son lait et dans l'urine de son enfant.
On a objecté, un peu théoriquement, que Fiodure de potassium était doublement contre-indiqué chez les femmes qui allaitent, parce qu'ildiminue la quantité de leur lait et atrophie leurs mamelles. Peut-être en serait-il ainsi avec l'usage trop prolongé et trop intensif de l'ioduration ; mais il n'est pas nécessaire, clans la pratique, de la pousser trop loin, car là, comme pour le mercure, ce traitement indirect n'est qu'un adjuvant auquel on a recours clans quelques cas exceptionnels qui contre-indiquent momentanément l'administration directe de l'iodure.
Les deux traitements indirects donnent quelquefois d'excellents résultats quand on les emploie simultanément. La médicaLion mixte avec le mercure ou de l'iodure, qui est souvent d'une si grande efficacité pour la mère et pour l'enfant dans la grossesse syphilitique, ne l'est pas moins après la naissance, lorsque c'est le lait, au lieu du sang placentaire, qui fait pénétrer simultanément les deux spécifiques dans l'organisme de l'hérédo-syphilitique.
72H ÉPOQUE OU IL FAUT COMMBNCBR LE TRAITEMENT DES BÉRÉDO-^ÏPHILltlQUES.