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PROPHYLAXIE CONTRE LE VACCIN HUMAIN

hasard. Mais il y a encore des risques, puisqu'il est prouvé que la syphilis en puissance, c'est-à-dire sans manifestations actuelles ou passées, peut se transmettre au moyen du vaccin le plus pur en apparence.

La santé des parents, lorsqu'on parvient à la connaître, est aussi une garantie. Mais comment se livrer à un examen assez complet du père et de la mère pour pouvoir affirmer qu'aucun d'eux n'a jamais eu la syphilis? L'enquête est délicate, malséante, surtout pour la mère. A supposer qu'on la tentât discrètement, on ne parviendrait que fort rarement à la pousser jusqu'au bout.

Il résulte de ces considérations et de beaucoup d'autres, qu'il est aisé de deviner, que la sécurité infaillible n'existant pas et ne pouvant pas exister toujours avec le vaccin humain, la première mesure de prophylaxie contre l'infection vaccino-syphilitique, celle qui réduit à rien toutes les autres, c'est de recourir au vaccin animal.

II. Mais quand on ne peut pas recourir au vaccin animal, quelles mesures prophylactiques faut-il prendre contre le vaccin humain ? L'étiologie de la syphilis vaccinale est le guide le plus sûr pour les découvrir.

Dans cette syphilis, le nouveau-né est l'agent le plus ordinaire de la contagion, et là, comme dans Fhérédo-syphilis, il la propage autour de lui avec une déplorable facilité. Il est l'origine de toutes ces contaminations successives, allant de sa famille aux parents les plus proches, puis aux voisins, aux habitants du bourg, de la commune, de la petite ville, etc., et qui, agrandissant toujours leurs cercles d'irradiation, finissent par couvrir tout un pays d'une véritable endo-épidémie. N'allez pas croire cependant que le virus vaccinal d'un hérédo-syphilitique soit plus actif que celui d'un adulte. Il n'en est rien. Les conditions d'âge, de sexe, de tempérament, de santé générale sont accessoires et indifférentes. Nous n'avons pas à en tenir compte dans la prophylaxie, du moins pour le fait seul de la contamination.

S'il est extraordinaire et, malheureusement, démontré que la contamination vaccino-syphilitique puisse être transmise par un vaccinifère en état de syphilis latente, n'est-il pas plus inexplicable encore que cette contamination soit susceptible de s'effectuer quand le vaccinifère n'est qu'en état d'incubation syphilitique? Et pourtant le fait est vrai. 11 s'est produit à Lupara et à Rivalta, Du vaccin

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