‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 74 sur 610 · EFFETS DES DOSES CURATIVES DU MERCURE SI' H LA NUTRITION · texte numérisé non relu

EFFETS DES DOSES CURATIVES DU MERCURE SI' H LA NUTRITION

temps et les moyens de le prévenir, de L'arrêter et do Je guérir.

Quant à moi, je puis affirmer que je n'ai jamais vu, ni à mon hôpital ni dans ma clientèle privée, survenir, par le fait seul du mercure, une cliloro-anémic cachectique de quelque gravité. C'est, au contraire, tout l'opposé que j'ai maintes fois constaté. Loin de débiliter l'économie chez les syphilitiques, le mercure la relève, la reconstitue, lui rend son énergie plastique, enrichit le sang de globules et de fibrine, et combat victorieusement les troubles constitutionnels que produit fréquemment la généralisation du virus dans l'organisme, au début des accidents secondaires. Sous son influence, on voit les malades renaître à la santé, reprendre des forces et de l'embonpoint, recouvrer l'appétit et rentrer en possession d'eux-mêmes, avec une plénitude et une rapidité que tous les toniques réunis seraient incapables de produire au même degré.

La plupart du temps, la médication mercurielle agit sans que les malades s'en aperçoivent et ressentent le moindre dérangement, ni dans leur santé générale ni dans le jeu des grandes fonctions organiques ou psychiques. La cure mercurielle s'accomplit sans aucune perturbation, dans le calme et le silence complet de tous les systèmes.

La peau est quelquefois intoxiquée par le mercure. Il en résulte des accidents qui varient beaucoup, comme gravité et comme étendue. Ils sont plus rares que la salivation et que les troubles gastro-intestinaux, et moins que la chloro-anémie hydrargyrique. J'en parlerai longuement plus tard, lorsque j'étudierai le mercure au point de vue physiologico-palhologique et que je décrirai les différentes formes de l'hydrargyrisme aigu et de l'hydrargyrisme chronique.

III. D'une façon évidente, indéniable, l'hydrargyre produit suites accidents de la syphilis des modifications favorables que jamais, en aussi peu de temps, n'aurait effectuées la spontanéité curative de l'organisme. Ces modifications sont continues et plus ou moins rapides, suivant le degré de la maladie, l'étendue des. lésions et l'aptitude des individus à concevoir et à développer la vertu curative des spécifiques.

Lorsque le processus de guérison est, d'emblée, très accéléré ou lorsqu'il le devient brusquement, c'est que la salivation n'es! pas loin. Son imminence doit rendre circonspect. Mais, dans le cas où

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