‹ Traitement de la syphilisChapitre 4 sur 7 · DJ · texte numérisé non relu

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stomacale ou la voie sous-cutanée ^ on a vu que la dose haljituelle de sel mercuriel soluble, çublimé par ingestion ou benzoate de mercure en injection, était de deux centigrammes pav jour. Pendant la période active de \^ maladie, tant que les accidents persistent ou se renouvellent, il faut continuer le traitement à cette do§e, pendant deux mois de suite si c'est nécessaire, en suspendant seulement la médication si elle est mal supportée^ si le sublimé en pilules ou en solution provoque des douleurs stomacales ou de la diarrhée, si les injections, par leur répétition, ont déterminé des nodosités du tissu cellulaire, s'il n'y a plus de place pour en pratiquer de\ nouvelles. , , ,

Dans ces cas-là, on pourra momentanément remplacer les pilules par les injections ou, inversement, les injections par les pilules, pour revenir ultérieurement à la médication primitive. . 1

Dans tous les cas, quelle que soit la voie d'introduction du mercure dans l'organisme., il est indispensable de surveiller avec beaucoup de soin l'état de la langue et des gencives de façon à se tenir prêt à çujspendre immédiat-; tement le traitement si la salivation mercurielle apparaît.

Pour prévenir la stomatite mercurielle, on prescrit ordinairement des lavages fréquents de la bouche avec une solution de chlorate de potasse. Plus utile encore que les gargarismes au chlorate de potasse est l'emploi d'une poudre dentifrice à base de chlorate de potasse. Je prescris communément la poudre dentifrice suivante, à employer matin et soir et après chaque repas : : .

:^ Chlorate de potasse pulvérisé et tamisé.... J

Craie préparée >âa 13 grammes.

Poudre de quinquina )

Salol 2 — '

Telles me semblent devoir être,' dans la généralité des cas, les préparations mercurielles qu'il faut employer dans la syphilis secondaire ; ce sont toutes des préparations solubles, quelle que soit la voie d'introduction du mercure.

Il peut, cependant, y avoir des cas exceptionnels dans lesquels on est obligé d'employer certaines préparations insolubles, soit en pilules, soit en injections.

Je reconnais, par exemple, que les pilules de sublimé, sont parfois mal supportées par l'estomac. Dans ces cas-là, si le malade refuse les injections sous-cutanées de sels solubles, on peut prescrire le protoiodure de merr cure en pilules de cinq centigrammes, deux pilules par jour.

On verra plus loin que, dans la néphrite syphilitique, il est également avantageux d'employer un autre sel insoluble, le tannate de mercure.

Les injections de sels insolubles ont aussi des indications restreintes, que j'ai déjà indiquées; il est, en effet, plus facile de faire une injection hebdomadaire que des injections quotidiennes. Chez les malades qui n'ont pas auprès d'eux une personne capable de faire ces injections et que le médecin, pour une raison quelconque, ne peut visiter assez souvent, on est

] TnAITEHENT DE LA. PÉRIODE SECONDAIRE;

lurse incUreà l'abri de la pénétr^lion de la malière injcc

e, il faut d'abord enfoncer l'aiguille seule, puis aspirer ave

. Si celte aspiration ramène une gouttelette de sang, il

uille et l'enfoncer ailleurs.

est presiiuc inutile d'ajouter que ces injections, comme toui

leurs, doivent être faites avec toutes les précautions ;

tuelles.

algré ces précautions, il n'est pas très rare de voir lés

mcl déterminer des abcès. Dans tous les çâs, ces injection:

lent douloureuses, surtout les jours suivants. On peut atté

dans une certaine mesure en faisant prendre au malade u ques iieures après, l'injection.

yn seulement ces injections provoquent une douleur trè > donnent lieu à des nodosités volumineuses et persistan

s'enflammer, même jquand elles ne s'abcèdent pas. huile grise en injections est moins douloureuse que.le calo: ussi que c'était une préparation plus logique et qui avait pi •c rapidement absorbée.

a peut formuler l'huile grise de la manière suivante :

:^ Mercure purifié S gr.

Vaseline liquide, stérilisiic.....^ 8 —

Lanoline i —

i<à dose à injecter est de deux gouttes ciiaque fois. Ces deux ferment environ cinq centigrammes de mercure métallique gr. oetS de mercure, si l'on tient compte de la pesanteur s mercure et de celle de l'excipient.

Les injections d'huile grise doivent être faites comme les calomel, profondément et avec une aiguille assez grosse. L miéres'lnjections doivent être faites à cinq ou huit jours d'il injections suivantes doivent être espacées davantage. Avant les injections, il faut s'assurer aussi, de temps en temps, de l'é mercure par l'urine.

Les injections d'huile grise sont beaucoup moins douloureus de calomel. Quand elles sont faites antiseptiquement, elles m pas d'abcès, à peine de nodosités.

Il y a un troisième mode d'administration du mercure ijui ce pénétrer te médicament à travers l'épiderme. De tous les procé pour faire absorber le mercure de cette façon, le meilleur corn frictions avec l'onguent napolitain oii onguent mercuriel doubl

On a beaucoup discuté sur la question de savoir si le mei être absorbé par la peau et de quelle façon il était absorbé. L nous apprend que la peau ^pnt l'épiderme est intact peut abs mais n'absorbe pas les liquides. Pour le dire en passant, c'

I de croire qu'on peut faire absorber du mercure au moyer imé.

, pour les frictions mercuriellcs, le mécanisme de l'absor ; est assez complexe. Le mercure, en raison de la chaleur t friction, peut être absorbé à l'état de vapeurs; il peut lêtr non seulement par la peau, mais surtout par la voie pulm de cette absorption gazeuse, le mercure pénètre certainer peau, quand la friction est bien faite et prolongée assez 1 [imade mercurielie pénètre à travers la peau, non pas pi Ir assimilation glandulaire. La pommade, introduite par s orifices et dans les cavités des glandes sébacées, est ass Iules de ces glandes; le mercure peut, de cette façon, rmations successives, se répandre dans la circulation gêné , pour que le mercure soit ainsi absorbé par les frictii lire que celles-ci soient biea faites et elles sont rarement l lurquoi, dans la pratique courante, les frictions mercuriel

II mode défectueux d'administration du mercure.

bien faire une friction mercurielie, il y a certaines pré e. En premier lieu, il faut que la région qu'on frictionne si t nettoyée par un savonnage à l'eau chaude et bien e^ I doit élrc faite arec la main nue; il ne suffit pas détail vec un morceau de linge ou lin gant. Une fois la pommadi ictionner doucement et longtemps, pendant dix minutes igc, jusqu'à ce que la majeure partie de la pommade ait la peau.

)se habituelle de pommade mercurielie par friction et pour ;inq grammes environ. Celte dose représente à peu près 1; loiselte.

égions où doivent se faire les frictions, de préférence, st I les aines. U ne faut pas frictionner deux jours de suitf à cause, de l'irritation cutanée que délerminent très fréi ions; il faut alterner d'une aisselle à l'autre et d'une aine livenant que tous les quatre jours à la même région, iction doit être faite le soir, après le nettoyage de la peau, jIus baut. La région frictionnée doit être recouverte d'un elle pendant toute la nuit. Le lendemain matin seulem< est savonnée et nettoyée et le soir on fait une nouvelle fi e point. ^

alternent de la syphilis par les frictions mercurielles comi: unt virigt'frictions de suite, sauf interruption nécessitée p Aprèg .vingt frictions, on se repose dix jours pour reci une nouvelle série de frictions.

alternent par les frictions mercurielles, qui est uii des plus inpIo\és, possède une grande activité qjjand les frictions iijie^il faites. Mais c'est ,un traitement, malpropre, diflicile difficile à dissimuler, qui est rarement accepté par les ma

[50i] TRAITEMENT DE hk PÉRIODE SECONDAIRE iS

Tels sont les principaux modes d'administration du mercure dans la syphilis. Il faut bien saA/x)ir que ce médicament est le seul spécifique de l'infection syphilitique. Cependant il y a un autre médicament qu'on prescrit souvent dans la syphilis, toujours à la période tertiaire, quelquefois à la période secondaire et mémo, à la période primaire, c'est Yiodure de potassium, • . .

Les indications de Tiodure de potassium au début de la syphilis sont assez restreintes. Ce médicament est seulement un résolutif des néoplasies syphilitiques, mais il n'est pas un spécifique; il n'a qu'une action très douteuse sur le virus syphilitique lui-même et ne peut être considéré comme un succédané du mercure; il n'est qu'un adjuvant de la médication mercu-rielle.

Quoi qu'il en soit, il est utile d'associer Tiodure de potassium au mercure dans le chancre phagédénique, dans certaines formes de syphilides cutanées accompagnées d'infiltration profonde du derme, telles que les syphilides à grosses papules et les syphilides tuberculeuses, dans les syphilides ulcéreuses et, d'une manière générale, dans toutes les syphilis graves précoces- Dans les cas d'intolérance mercurielle, il est également utile ^ faute de mieux, de prescrire l'iodure de potassium- à toutes les périodes dé la syphilis, même au début de la maladie. La dose habituelle est de 2 à 3 grammes par jour. • r

Il faut, d'ailleurs, savoir qu'il y a des individus intolérants pour les préparations iodiques, comme d'autres pour le mercure, et que l'iodure de potassium est capable de produire des accidents graves. Ces accidents d'iodisme seront plus fructueusement étudiés à propos de la médication qui convient à la période tertiaire, car c'est surtout à cette période, comme je l'ai déjà dit, que l'emploi de l'iodure de potassium est indiqué.

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