‹ Traitement de la Syphilis par le BismuthChapitre 15 sur 25 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

Chez cinq malades dont la syphilis résistait à tous les traitements A (l'un d’eux a reçu en quatre ans plus de 700 injections arsénicales ou

mercurielles), les lésions ont disparu après trois ou quatre injections de tartro-bismuthate. Aucun accident n’a reparu chez ces malades

depuis trois mois, alors que jusque-là, les manifestations ne cessaient

pas de se reproduire.

Les accidents tertiaires de la syphilis sont également influencés d’une façon favorable par le bismuth. Ainsi des gommes ulcérées du

genou et du nez se cicatrisent très rapidement; des gommes non

ulcérées du tibia ont disparu dès le dixième jour. En 19 jours des syphilides tertiaires serpigineuses et croûteuses

té

sont complètement cicatrisées avec une dose totale de 1 gr. 30 de

tartro-bismuthate.

Dans quelques cas, cependant, les résultats furent moins rapides et les lésions pour aussi nettement améliorées qu’elles soient, ne disparaissent pas complétement. C’est ce qui a été constaté dans un

cas de leucoplasie linguale où la lésion notablement atténuée, est encore apparente.

Le traitement des manifestations nerveuses de la syphilis a été entrepris, mais l’expérimentation est encore trop récente pour permettre de conclure. Jusqu'ici dans le tabès, a été notée l’atténuation des douleurs fulgurantes, mais les phénomènes ataxiques pas plus que les réflexes n’ont subi de modificationau cours du traitement parlebismuth.

. , , A , . L Dans deux cas de paralysie générale la même thérapeutique n’a

donné aucun résultat.

Des malades atteints d’aortite syphilitique sont actuellement soumis à des injections de bismuth; les mesures cardiographiques ont été prises, mais le traitement est institué depuis trop peu de temps pour qu’il soit possible de tirer une conclusion à l'heure présente ; c’est seulement quand l'examen d’une série de cardiogrammes, pris à intervalles réguliers, pourra être pratiqué, que l’on jugera de l'effet du bismuth, dans les affections syphilitiques de l'aorte.

LEE TJ

©) Action sur la réaction de Bordet-Wassermann.

Après la première série d’injections bismuthiques la réaction de fixation s’atténue considérablement après avoir, dans quelques cas, __ présenté une accentuation au cours même du traitement (vers le 15° jour). Depuis le début des essais de traitement de la syphilis par le bismuth, c’est-à-dire depuis cinq mois, 47 malades ont pû être suivis régulièrement, et il a été possible de répéter, chez eux, à plusieurs > reprises, la recherche de la réaction de fixation.

24 malades présentaient un accident primaire. Chez 16 d’entre eux la réaction de Bordei-Wassermann était positive, chez 6 elle était partiellement positive, et 2 malades porteurs de chancres syphili-

- tiques datant de moins de 10 jours, avaient une réaction négative. Après le traitement bismuthique appliqué dans les conditions que nous avons exposées plus haut, la réaction de fixation est devenue et est restée négative dans 13 cas ; elle est devenue partiellement positive dans 9 cas dont deux avaient fourni un résultat complètement négatif avant le dernier examen. La réaction qui était négative chez les deux malades atteints de chancres très récents, est demeuré négative dans la suite.

5 18 malades porteurs de lésions syphilitiques secondaires ont été suivis pendant la même période ; 13 présentaient un Bordet-Wasser- . mann positif, et 5 un Bordet-Wassermann partiellement positif. Au bout de 3 à 5 mois on pouvait enregistrer les résultats suivants : 9 malades ont une réaction négative.

8 malades ont une réaction partiellement positive et un malade, arséno résistant d’ailleurs, a conservé une réaction positive.

Enfin l'observation à pu porter sur 5 malades atteints de syphilis tertiaire. À cette période de la syphilis, il est difficile d’influencer d’une façon favorable, la réaction de Bordet-Wassermann, par les traitements habituels. Avec le bismuth, les résultats ont été cependant très intéressants.

3 malades avaient une réaction de fixation partiellement positive. L'un d'eux a actuellement une réaction presque complètement néga-

ou le sont depuis trop peu de uns pour que l'on puisse en à ten compte. 5 Une PRO plus proluagse et des examens sérologi

est néanmoins permis de dire que les premiers résultats sont satisfaisants.

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