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CHAPITRE II Le traitement climatérique

Il estadmis par les médecins que tout tuberculeux doit quitter la ville, foyer de contamination continuelle, pour vivre à la campagne.

Là on pourra, grâce à une hygiène rigoureuse, aug- menter au maximum les moyens de défense de l’organisme.

L’hygiène du malade atteint de tuberculose ganglionnaire n’a rien detrès particulier. Il doit éviter les excès de toutes. sortes, les fatigues physiques et intellectuelles. Un exercice modéré, un sommeil prolongé les fenêtres ouvertes, sont, avec le diététique, les points capitaux de la cure hygiénique.

Mais ce qu’il importe de chercher c’est quel est le lieu le plus favorable à la cure d’une tuberculose ganglionnaire.

Tout d’abord, il convient de mettre à part tous les tuberculeux ganglionnaires qui présentent en même temps des lésions pulmonaires. À ceux là conviennent seulement les eures loin de la mer, ou à des plages très abritées comme Hendaye et Areachon : la cure d'altitude est aussi dans ces cas particulièrement à recommander,

Quant aux tuberculeux ganglionnaires ne portant pas de

CHR Q Etes)

lésions pulmonaires, il convient de leur recommander par-

ticulièrement les stations climatériques marines.

$ 1. — La cure marine et les autres cures climatériques. Leur action physiologique.

Les malades atteints de bacilloseà localisation ganglionnaire ont besoin de vie au grand air, sous un climat stimulant, toxique, régulier et lumineux : telles sont les qualités principales du climat marin. |

Son airest pur, puisque lorsque soufflent les vents du large, il ne contient que de 0 à 100 bactéries par mètre cube au lieu de 3 à 10.000 dans les campagnes et les villes. De plus, il est riche en ozone, car il en contient quatre fois plus que l'air continental. Ilest plus douxenfin. Ajoutons qu’il contient des principes salins lorsque le vent vient du large, pulvérisant dans l’atmosphère de l’eau de mer cueillie à la crête des vagues : d'où l'utilité de promenades en bordure de mer, le plus près possible de l’eau.

Le P' A. Robin et M. Binet ont bien montré les résultats de la cure marine sur l’organisme : l'appétit augmente, le cœur et la respiration se ralentissent. La perspiration cutanée et la diurèse augmentent : les hématies augmentent de volume.

Pettenkoffer et de nombreux auteurs ont trouvé une diminution de la production d’acide carbonique la nuit et une augmentation d'absorption de l'oxygène : d’où cette conclusion que l'organisme fait provision d'oxygène durant le jour et le consomme durant la nuit.

Les échanges généraux augmentent en bloc, et cette augmentation porte pour une forte part sur les échanges

net

azotés (augmentation du rapport de l’urée du résidu total), de l'azote de l’urée à l’azote total, diminution de l'acide urique. :

La déminéralisation totale diminue ainsi que la quantité de matière organique nécessaire pour la mobilisation de l'azote organique. Cette diminution porte surtout sur la déminéralisation des protoplasmas.

‘L'utilisation du phosphore alimentaire est meilleure.

La consommation des matières albuminoïdes augmente “très notablement et dépend non d’une plus grande masse organique, mais bien d’une meilleure amélioration de ces principes.

Tous ces phénomènes sont beaucoup plus accentués au début et peu à peu s’accentuent : d'abord dominent les .phénomènes d'activité désassimilatrice, puis l’équilibre s'établit, et enfin apparaît la suprématie de l'assimilation, d’où l'augmentation secondaire de poids.

Mais le climat marin est très variable selon les régions, à cause de 1a direction des vents, de l’état hygrométrique, de la brise saline et de la luminante. Ces points ont été bien mis en lumière par notre ami Calvé, ancien interne des Hôpitaux de Paris, chirurgien assistant de l’hôpital maritime de Berck, en une conférence faite à Manchester, en mars 1909.

Certaines régions maritimes ontune température douce, des vents du large rares et de ce fait n’ont qu’un climat sédatif. Ces plages seront très propices à la cure des adénites bacillaires chez les sujets porteurs de tuberculose pulmonaire Telles sont les plâges du sud de la Bretagne et de l'Angleterre, tel est le littoral Méditerranéen.

pes Lors du Congrès de la tuberculose, en 1905, M. Charles Leroux apporta le résultat de deux Sanatoria marins de la Méditerranée, Banyuls et Saint-Trajan. Sa statistique porte sur 390 cas de CMBECREA cervicaux tuberculeux. Voici les résultats obtenus :

240 guérisons, soit: 75°/,en 479 jours en moyenne. 60 améliorations, soit:18,75°/, en 192jours en moyenne. L'état est resté stationnaire pour le reste des malades, restés seulement en moyenne deux mois. Enfin, une aggravation fut constatée : ce sont là des résultats intéressants, car, en réalité, les climats sédatifs sont beaucoup moins actifs que les climats rudes et stimulants pour la cure des tuberculoses dites locales, Il leur faut une station marine non abritée, très largement ouverte aux vents du large, orientée de telle sorte que la majorité des vents. : viennent de la mer, lumineuse, c’est-à-dire sans brumes : à cause de cela sera contre-indiqueé la côte ouest de l’Angleterre.

Enfin, il convient d’avoir une température ni trop douce; ni trop froide.

Or, toute la vaste plage étendue de la Cauche au nord à l'Authie au sud, répond merveilleusement aux divers desiderata: c'est la plage de Berck, à orientation nord-sud. Vers la terre, elle se continue dans de larges plaines plates, sans collines. La mer se retire loin et de ce fait laisse à marée basse une grande étendue de sable mouillé, condition particulièrement favorable à la cure marine. : Les vents du large dominent (sud-ouest, ouest, nordouest) du fait même de l'orientation de la plage. Or ces vents sont fréquents. Ils existent dans 60 ME des cas. ILest

se.

instructif de faire comme Calvé, la comparaison de Berck

avec d’autres stations marines, par rapport à cet état des vents. Ajoutons que le calme n'y est observé que dans la

proportion de 1 °/..

A Nice, les vents maritimes existent dans une proportion

de 25 °/, avec 5 °/, de calme.

À Biarritz, il y a 21 °/, de vents marins, 5 °/° de calme. À Margate {annual report of the Met-chalg 24 à 25°/

de vents du large.

C'est à l'absence de collines derrière Berck qu'on peut

attribuer la rareté de la brume et de la pluie, rare à Berck,

rare durant la journée, survenant en général par averse, dans la nuit, lorsque la mer est haute, vers 2 heures du matin, en particulier.

La très spéciale luminosite de Berck estdue àsa richesse en rayons violets et ultra-violets réfléchis par la mer et l'immense surface de sable qui constitue la plage.

La température est donc régulière.

La moyenne est de 10° centigr. à Berck.

Élle est de 13° à Biarritz et de 14,7 à Nice.

C’est le point de France ou la fraicheur est la plus nette en été (17°), car l’isotherme d'été le plus bas de France est tangent à la côte du Pas-de-Calais, entre Saint-Valéry et Boulogne. RUE

Par contre l’isotherme d’ hiver qui croise Berck aboutit à Avignon (5°). ES

Ce régime spécial de la côte Française est dû au Gulf- Stream dont l’action intermittente est liée à la direction du vent. On voit, en effet, que ce courant chaud ne passe pas dans le Pas-de-Calais, et se dirige de la pointe de Bre-

tagne vers la côte ouest d'Irlande. En été, le vent soufflant surtout de l’ouest et du nord-ouest, n'apporte pas à Berck les effluves chaudes du Gulf-Stream. Mais, au contraire les vents d’hiver viennent du sud-ouest, et de ce fait sont réchauffés par leur passage sur le courant chaud du Gulf- Stream. De ce fait, les écarts de température sont à Berck des plus minimes. Entre’ la température moyenne du mois le plus froid et la moyenne du mois le plus chaud, il n’y a qu’une différence de 10° centigrades. Or elle atteint : 12° à Biarritz et 14° à Nice.

Berck : Hiver 5°85 centigrades.

Eté 16° Biarritz : Hiver 797 centigrades.

Eté 1997.

Nice : Hiver 7°7 centigrades.

Eté 22°.

Le climat Berkois est done un climat tempéré, à grand vent, ce qui contre-indique de facon absolue l'envoi sur cette plage de tuberculeux pulmonaires. On voit par cette courte comparaison avec les stations maritimes diverses. . combien le climat de Berck est préférable à tout autre, du fait de son activité, dans la cure des tuberculoses ganglionnaires, osseuses ou articulaires. Mais il est contreindiqué absolument aux maladies pulmonaires : Arcachon est alors la plage de choix. es

Quels résultats donne la cure d’altitude, comparée à la cure maritime ? Il est difficile de faire une réponse très. précise, car les indications diffèrent sensiblement. Ilexiste depuis relativement peu de temps, des sanatoria alpestres

pour la cure des tuberculoses dites chirurgicales. De plus si nous étudions les travaux de M. Rollier de Leysin et en particulier sa très intéressante communication -au Congrès de Rome, nous voyons que cet auteur donne à la cure d’air un rôle difficile à préciser, à cause de l'action lumineuse, pour lui considérable : nous reprendrons donc ce sujet en traitant de lhéliothérapie. En tout cas les résultats de la cure d’altitude n’ont rien d’impressionnant et semblent bien au-dessous des résultats de la cure marine. M. Rollier de Leysin, n’a publié en 1907, qu’une statistique ganglionnaire partant sur fort peu de cas ; onze malades ont été observés par lui, traités par la cure d’altitude, l’héliothérapie et la tuberculine : sans donner de renseignements plus détaillés, M. Rollier nous dit que sur huit adénites suppurées, six furent guéries, que sur trois non suppurées deux furent guéries. Les trois autres cas furent seulement améliorés ; nous ne savons ni la durée de lacure, nisice que l’auteur entend par guérison. Estce la résorption totale de l’adénite, ou, ce qui nous semble plus probable, sa disparition partielle, laissant un noyau sclérosé ? En tout cas, la statistique, 72. 75 °/, de guérison avec ses méthodes simples à l'altitude reste inférieure aux résultats de Saint-Troyonetde Banyuls,75°/, de guérison, stations pourtant très inférieures aux plages plus exposées.

Mais en dehors de la cure marine, sont indiquées encore les eaux chlorurées sodiques, telles Bourbonne, qui donne 62,7 °/, de guérison d’adénite.

Les eaux sulfureuses, d'après Cabrol et Taminier-donnaient 67 °/, de succès. Notre collègue et ami Flurin, de

5% = Cauterets,nous a dit avoir vu des résultats rapides obtenus dans cette station pour la cure des adénites. Uriage, Barèges, sont également des stations propices au traitement de la tuberculose ganglionnaire. à

Enfin les eaux arsénicales de la Bourboule ont fait leurs preuves et les résultats de la cure dans cette station sont des plus encourageants.

Il est diverses manières d'envisager la eure climatérique des adénites cervicales bacillaires.

Certains auteurs pensent que la cure marine doit être prolongée et continue. D'autres croient que sans inconvénient, et peut être même avec avantage, on peut passer quelques mois à la mer, le reste de l’année à la campagne: ce sont là des points controversés sur lesquels nous n'avons pas d'opinion bien établie. En tout cas il est excellent pour les malades atteints de tuberculose ganglionnaire, de passer quelques mois à la mer chaque année. D'ailleurs il est souvent impossible de laisser d’une facon continue les malades à la cure marine, pour des saisons extramédicales : à notre avis plus la cure est prolongée et meilleur est le résultat.

Il serait à désirer que tous les malades pussent suivre la cure technique et hydro-minérale préconisée par le Pr Robin qui, joignant l’utile à l’agréable, transporte ses malades de villes d'eaux en villes d'eaux, de façon à ce que leur séjour en chacune d’elle coïncide, avec la période où elle est la plus agréable : « En mars, départ pour Biarritz. Là, outre qu’ils jouiront du climat sain, éminemment tonique, ils vivront en plein air, et tireront un gros ‘bénéfice des bains d'eaux de Briscous, dont la minérali-

sation en chlorure de sodium, de magnésium et de calcium est particulièrement riche. |

« Le séjour à Biarritz se prolongerait jusqu’au 1° mai, - Rentrant chez lui aux environs de cette date, le malade en repartirait un mois et demi après pour la Bourboule, où il ferait du 15 au 30 juin, une cure arsénicale comprenant boissons et bains. Là se produirait un accroissement de l'appétit, un réveil des forces, de l’énergie vitale avec augmentation de poids jusqu'à la fin du traitement.

« Du 10 juillet au 15 septembre le malade irait à la mer sur les bords de la Manche, pour filer ensuite directement à la Riviera du 15 septembre à mars.

« Ce traitement hydrominéral et climatérique, seuls les privilégiés de la fortune peuvent le suivre, constate mélancoliquement le P' Robin. C’est évidemment regrettable, mais si les malades atteint d’adénite cervicale tuberculeuse pouvaient tous faire une cure marine, à l'exclusion même de toute autre, nous pourrions nous tenir comme satisfaits, car la supériorité de cette dernière est indéniable, ; :

En dehors des manifestations pulmonaires de la tuberculose, existe-t-il des contre-indications nettes de lacune marine pour la cure de la tuberculose ganglionnaire.

M. H. Barbier pense que même dans des climats doux comme. celui d'Hendaye, il pent être dangereux de soumettre d'emblée au traitement marin des adénites récentes et douloureuses, ou même très volumineuses, Il redoute l’éclosion de généralisation tuberculeuses, et surtout il craint que ne s® réchauffent les adénites trachéo-bronchiques si fréquentes au cas de tuberculose ganglion-

naire cervicale. Mais lors de la discussion de ce point intéressant à la Société d’études sur la tuberculose, le P' A. Robin d’une part, M. Kuss d'autre part, montrèrent nettement, par l'observation des adénites tuberculeuses traitées à Berck, l’inanité de telles craintes. Certes des enfants succombent, qui sont atteint d’adénite bacillaire, mais ceux-là seulement meurent avec des phénomènes de méningite, qui présentaient des lésions tuberculeuses graves des organes internes.

: $.2.— Comment agit” cliniquement la cure climatérique et

en particulier la cure marine.

Tout d’abord il convient de préciser comment on doit

‘étendre la cure marine au cas d’adénite cervicale. : Comme le malade peut marcher, il lui faut faire de longues promenades le plus près possible de l’eau. En effet c’est ainsi qu’il pourra tirer un maximum du profit des effluves salines, surtout quand le vent du large vient ‘pulvériser les particules salines, enlevées à la crète des vagues : une véritable imprégnation saline peut ainsi être obtenue, dont le résultat est excellent.

Le malade se reposera près de l’eau. Il pourra rester assis, ce qui est possible même en hiver, grâce à la douceur du climat en certains points. Enfin la nuitles fenétres seront largement ouvertes, les ouvertures étant au sud autant que possible. Quand la saison le permet les . bains en mer sont des plus utiles. En hiverles bains d’eau de mer chaude le remplaceront de facon satisfaisante : les enfants de l'Hôpital Maritime y sont conduit en hiver deux fois par semaine.

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Pas de fatigues physique, repos intellectuel et repos génital, telles sont les conditions nécessaires et indispen sables de toute bonne cure des adénites ganglionnaires tuberculeuses. :

Durant les premiers jours de ne climatérique, en particulier de la cure marine, on constate dans l’immense majorité des cas, une poussée nette, parfois même assez violente : les lésions de micro-poly-adénite augmentent, et les petits ganglions durs et libres deviennent douloureux etun peu empâtés. 3

Les micro-adénites s’entourent de péri-adénites et augmentent : ainsi font tous les ganglions durs. Quant aux grosses masses ganglionnaires, il n’est pas rare de les voir se caséifier et se ramollir durant les premières semaines. C'est sans doute ce qui a tait dire à M. Baldy de Ia Rochelle que la mer est contre-indiquée aux adénites enflammées et à M. H. Barbier que le climat marin est dangereux, puisqu'il ramollit les gros ganglions.

M. V. Menard a surtout constaté cette irritation chez les malades présentant ces exulcérations de la face et du cuir chevelu, qui fait partie du tableau de la scrofule, fissure des lèvres, eczéma des narines, des plus auriculaires. « Quel que soit l'explication que l’on donne du fait, la poussée des premiers jours d'aération maritime se calme au bout de deux ou au plus trois semaines et le caractère froid de l’engorgement redevient ce qu'il étaitauparavant. »

Nous n’apportons pas d'observations de ces faits, qui sont d'une observation courante. Du reste on en verra plusieurs fois des exemples dans les cas que nous rappor-

terons par la suite.

Comment évoluentles lésions ganglionnaires cervicales au bord de la mer, après cette plaie d'imitation initiale ? C’est ce que nous allons essayer de montrer en envisageant les divers cas qui peuvent se présenter.

La très grande expérience de M. Ménard chirurgien en chef de l'Hôpital Maritime et de nos amis Andrieu et Calvé, anciens internes des hôpitaux de Paris, chirurgiens assistants de l'Hôpital Maritime, nous a servi de guide en celle étude qui doit reposer sur une longue observation de faits nombreux. :

1° La polymicroadénapathie avec ses ganglions du volume d’un pois à celui d'un grain de chènevis évolue, avec rapidité du bord de la mer. En général les malades de cette catégorie arrivés à Berck avec un état général médiocre, partent guéris de facon complète au bout de cinqà six mois : les ganglions sont complètement devenus imperceptibles. Sans doute ont-ils subi la dégénérescence graisseuse, que Rubens-Duval et Fage ont montré être l’aboutissant naturel du ganglion, cette transformation adipeuse du ganglion lympathique était analogue à l’évolution de la moelle rouge changée en moelle jaune.

2° La mono-adénite dure, non suppurée diminue de la inoitié, de deux tiers, ou même de trois quarts en huit ou dix mois, mais persiste indéfiniment. Le contenu caséeux ne se résorbe qu’à la longue. M. Ménard constate souvent sa persistance jusqu’à l'adolescence, ce qui indique des précautions hygiéniques prolongées pour ces malades.

3° La poly-adénite avec péri-adénite évolue assez vite. En quelques mois l’œdème qui confond tous les ganglions en une masse unique, disparaît peu à peu. Devenus dis-

tincts les ganglions sont mobiles, roulant sous le doigt. Puis ils diminuent, mais persistent indéfiniment, Pour atteindre une guérison effective, il faut deux ou trois années, plus parfois. me à … 4° Le ganglion ramolli évolue vers l’ulcération, comme partout ailleurs, et même plus rapidement: aussi convient il de le surveiller attentivement et d'utiliser la médication locale appropriée, hâtivement.

5° Quand arrivent à Berck des ganglions suppurés, fistuleux, deux cas sont à considérer.

Ou bien la fistule répond à un ou deux ganglions et alors on voit l'amélioration survenir rapide avec quelque soins appropriés, ou bien l’ulcération repose sur de nombreux ganglions suppurés, et une intervention devient utile, sans quoi les accidents se succèdent, interminablement. 5

La guérison des fistules à la mer est sûrement beaucoup plus rapides, car, dit M. Ménard, « si ces fistules guérissaient bien partout, j'en verrais sans doute un moins grand nombre se cicatriser en quelques semaines au bord de la mer, après avoir persisté plusieurs mois ailleurs en s’ag- gravant ».

6° Enfin la tuberculose multi-régionale affectant la forme de grappes volumineuses cède peu, et la santé générale se relève difficilement. À

$ 3. — Pronostic des adénites tuberculeuses cervicales

améliorées par la cure marine.

- Dans tous ces cas il convient de se rappeler qu’en dehors: des cas où les ganglions petits et durs disparaissent com-

plètement ou deviennent presque imperceptibles, une rechute reste à craindre, si de longs mois de séjour à la mer n’ont pas été consacré à la cure. En tout cas il est bon, pas mesure prophylactique, de faire chaque année passer quelques semaines à ces malades au bord de la mer, ce qui permet dans beaucoup de cas d'éviter toute rechute, cela de façon définitive et d'obtenir une guérison complète de la lésion ganglionnaire et d'éviter d’autres manifestations tuberculeuses.

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