‹ Traitement de la tuberculose ganglionnaire cervicaleChapitre 28 sur 56 · ESS · texte numérisé non relu

ESS

$ 3. — Traitement par les injections modificatrices et les ponctions évacuatrices de ganglions ramollis, ayant ou non envahi la peau ni le tissu cellulaire, sans menace d’ulcération:de la peau, -

C’est le cas le plus simple, celui ou l’on doit, en agissant avec prudence et en employant une bonne technique, guérir l’adénopathie sans laisser aucune cicatrice. On prend les mêmes précautions que pour l'injection du ganglion encore dur, mais toutefois il est préférable de traverser la peau à quelque distance du ganglion, pour éviter une fistule. De plus en retirant la seringue on aura soin de faire le vide pour ne pas ensemencer le trajet.

Comme seringue on emploie soit la seringue de Lüer de 2 centimètres cubes, soit une seringue de 5 à 10 centimètres cubes. Comme aiguille il y a avantage à employer des aiguilles un peu grosses, à gros enbout, ce qui permet aux fongosités de passer aisément. On peut aussi se servir dé la seringue spéciale de Calvé, mais celle-ci, comme son tracard du reste, sont plutôt une instrumentation pour le traitement des abcès osseux que pour celui. des ganglions, sauf des cas exceptionnels.

Ayant donc lavé le malade, disposé le champ percé en une partie médiane, voici comment on procède : : après anesthésie de la peau au chlorure d’éthyle, on saisit de la main droite l'aiguille qui est enfoncée d’un coup sec, à travers la peau, à environ un travers de doigt en dehors de la zone de projection du ganglion, au cas ou la peau n'est pas lesée, à un travers de doigt au-delà de la rougeur, si la peau est prise, comme le montre notre figure (Ag. 1) (Notons que nous n'avons pas sur ce dessin figuré le

champ, et que pour la commodité de la démonstration, nous avons ponctionné le ganglion en avant, alors que ‘dans cette région il est plus prudent de le ponctionner en

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