CAS
a montré que deux ou trois passages dans les ganglions rendaient les bacilles capables de donner seulement une
infection légère chez les animaux réactifs, qui ne meurent
que deux mois et plus après l’inoculation. D'autre part, nous savons que les fonctions du ganglion ne leur permet tent pas de lutter indéfiniment.
Les premiers bacilles sont tués, les suivants perdent
leur virulence. Mais en sera-t-il longtemps ainsi si un
apport incessant de germes morbides vient fatiguer lacti-
vité de défense du tissu lÿmphoïde ? L'expérience montre le contraire. Ponfick constate la présence de bacilles, pertes d'un ganglion dans Île canal thoracique. Weigert les rencontre dans une veine. Ces faits démontrent l'utilité de limiter, si cela se peut, l’apport des bacilles dans l'organisme. De plus, qui saurait de façon précise définir en ces cas le rôledes infections secondaires permettant l’évolution de la tuberculose ganglionnaire ?
Quelles sont les voies de pénétration les plus habituelles
du bacille dé Koch gagnant Les ganglions cervicaux? Deux ordres de faits sont à considérer.
Dans un premier groupe il convient de ranger toutes
les infections aiguës et répétées ou prolongées qui entre-
tiennent un état d’irritation chronique des ganglions dont plus aisée sera la tuberculisation secondaire. Ge sont là des phénomènes connus sur lesquels nous n'avons pee à insister,
Parmi ces infections, citons l’impetigo du cuir het d’origine parasitaire ou non, l’impetigo retro-auriculaire,
les suppurations auriculaires, Les folliculites les plus diver- -
ses de la nuque ou de la barbe. On voit au cours de ces